Face à la pression croissante exercée sur les terres et ressources naturelles, les petits exploitants agricoles peuvent devenir des acteurs clés de la gestion durable des forêts et de la préservation de la biodiversité. Cela a été indiqué le vendredi 18 septembre 2026 par Ferdinand Nkeshimana, coordinateur de l’Esaff-Burundi (Forum des petits agriculteurs d’Afrique orientale et australe au Burundi). C’était lors du lancement du projet de gestion durable des forêts et de la préservation de la biodiversité.

la période pluvieuse ( Photo : Moïse Nkurunziza)
A travers l’agroforesterie, la plantation d’arbres et la lutte contre l’érosion, a fait remarquer M .Nkeshimana, les pratiques de ces petits agriculteurs contribuent aux efforts engagés par le gouvernement de protéger l’environnement. «Dans plusieurs zones rurales du Burundi, les champs ne servent plus uniquement à produire des vivres. Ils deviennent aussi des espaces où les agriculteurs intègrent progressivement les arbres et d’autres pratiques de conservation des sols,» a-t-il cimenté.
Même son de cloche de la part de Joselyne Niyubahwe, représentante légale de l’Esaff-Burundi. Elle a affirmé que cette approche permet à la fois, de soutenir la production agricole et préserver les ressources naturelles dont dépendent leurs ménages. «Notre approche repose sur l’agroécologie qui consiste à la plantation d’arbres autour des exploitations agricoles et l’adoption de techniques agro forestières pour contribuer à réduire l’érosion, restaurer la fertilité du sol et limiter la pression exercée sur les forêts» .
Ce projet d’une durée d’une année sera mis en œuvre dans les communes Mpanda et Cibitoke, de la province de Bujumbura. Le choix de ces deux communes est lié notamment au changement climatique qui s’y observe et leurs proximités avec la forêt de la Kibira.
Quant à Honoré Manirambona, chef d’antenne OBPE Gihosha qui a représenté l’OBPE communal, un accompagnement des agriculteurs est essentiel pour renforcer les politiques de protection de l’environnement. «Pour réussir, il faut que les plants d’arbres soient plantés au bon moment sans attendre la fin de la période pluvieuse, mais également il faut faire le suivi» a-t-il conseillé.
Moïse Nkurunziza
