Elle est essentiellement pour promouvoir l’éducation
L’enseignant bénévole assure la responsabilité qui devrait être assurée par l’enseignant engagé par le gouvernement, sauf celui-ci n’est pas rémunéré convenablement. La contribution au système éducatif est remarquable, surtout qu’actuellement les enseignants quittent le pays à un nombre remarquable. Ce sont les enseignants bénévoles, qui occupent leurs postes en attendant que le gouvernement engage leurs remplaçants. Telles sont des propos des enseignants bénévoles interrogés par la rédaction du journal «Le Renouveau du Burundi », le jeudi 12 mars 2026.

Emery Niyongabo, enseignant bénévole, à l’Ecofo Bukeye2, annonce qu’il rencontre autant de difficultés puisqu’il est rémunéré une petite somme et qui vient, malheureusement, très tardivement. M Niyongabo a fait savoir qu’il preste à la place de quelqu’un qui était rémunéré et qui a abandonné le travail à cause du salaire non satisfaisant. Il ajoute qu’il ne reçoit qu’un dixième de sa rémunération. M. Niyongabo poursuit que le manque de rémunération impacte sa vie. «Nous avons besoin de manger, de nous habiller, de nous faire soigner, tout ça nous demande de l’argent sans que nous soyons rémunérés» a-t-il insisté. M. Niyongabo demande aux autorités éducatives de prendre en considération l’enseignant bénévole lors du recrutement.
Le bénévolat est devenu une voie pour accéder à l’emploi
Quant à Fiacre Irakoze, un autre enseignant bénévole, il précise que dans le système éducatif du Burundi, le bénévolat a été instauré en donnant de l’espoir aux jeunes chômeurs. « On leur faisait croire que s’ils acceptaient de travailler comme bénévoles, ils obtiendraient de l’expérience qui serait tenu en compte lors du recrutement. Ainsi, le bénévolat est devenu une voie pour accéder à l’emploi», a-t-il déclaré. Selon lui, la contribution la plus importante est de permettre aux apprenants de continuer les programmes en cas d’absence ou d’insuffisance des enseignants permanents. « Notre présence permet aux élèves de suivre les matières en temps réel. Et pour l’école, notre présence contribue à la planification des activités scolaires avec exactitude.
Comme difficultés, M Irakoze insiste sur le découragement des enseignants bénévoles qui touchent une petite somme de frais d encouragement et parfois avec retard. Il demande aux autorités éducatives de disponibiliser des frais d’encouragement à temps pour motiver les enseignants bénévoles.
Jean Christophe Girukwishaka (stagiaire)
