Les techniques agricoles de lutte contre la sécheresse sont essentielles pour améliorer la production agricole. Parmi ces techniques, on peut citer le semis de variétés résilientes à la sécheresse, l’utilisation de variétés à cycle court, l’irrigation collinaire ou l’arrosage, ainsi que le paillage. Il est également important d’économiser l’eau grâce au piquetage et traçage des courbes de niveau, ainsi qu’à la végétalisation de ces dernières. Cela ressort d’un entretien accordé par Ferdinand Nsengiyumva, l’agronome zonal de Bukeye au journal «Le Renouveau du Burundi» le lundi 16 mars 2026

(Photo Jean Christophe Girukwishaka (stagiaire)
Ferdinand Nsengiyumva, agronome zonal de Bukeye, a indiqué que l’application des systèmes d’irrigation permet aux sols et champs de conserver l’humidité. Il recommande ainsi aux agriculteurs de semer des cultures résistantes à la sécheresse, notamment les cultures de tubercule comme la patate douce et le manioc.
M.Nsengiyumva les exhorte également à adopter des pratiques innovantes considérées comme durables à long terme face à la sécheresse. “L’aménagement des bassins versants est une technique efficace pour lutter contre ce phénomène. « On trace des courbes de niveau et on plante des herbes fixatrices du sol. Dans ce cas, on met en place des arbres agro-forestiers et on encourage aussi les associations de cultures », a-t-il insisté. Le paillage contribue également à la lutte contre la sécheresse.
Quant à l’agronome zonal de Nyarucamo Jimmy Niyonkuru, il précise qu’on pratique l’irrigation goutte à goutte en faisant le traçage des courbes de niveau et l’installation des fossés d’infiltration. Il cite les cultures résistantes à la sécheresse à savoir les céréales, légumineuses, tubercules et fourragères. Selon lui, les pratiques innovantes les plus considérées sont l’agroforesterie, la collecte des eaux pluviales, la sélection des variétés résistantes à la sécheresse et la rotation des cultures. M.Niyonkuru il fait savoir que les agriculteurs doivent adopter les pratiques agricoles résilientes, gérer l’eau de manière optimale, prévenir les risques de dégradation des sols, améliorer la productivité et la sécurité alimentaire.
Jean Christophe Girukwishaka (stagiaire)
