Les conditions de vie des femmes membres des mutuelles se sont nettement améliorées par rapport à leur situation passée. C’est ce qui ressort de certains témoignages recueillis, fin décembre 2025, auprès des mutualistes affiliés à la Fédération des mutuelles de santé des caféiculteurs du Burundi (Femuscabu), active dans la province de Butanyerera, en particulier dans la commune Ngozi.

(Photo : Moïse Nkurunziza)
La présidente de la Femuscabu, Euphrasie Muhorakeye a indiqué que les femmes mutualistes bénéficient doublement. « En plus des facilités dans l’atteinte des soins de qualité, les femmes ont l’aisance à l accès au financement grâce aux activités génératrices de revenus et à l’entrepreneuriat ». Grâce aux groupements économiques des femmes, notre interlocutrice a affirmé que les femmes ont des facilités d’avoir un capital de démarrage. Même son de cloche de la part d’Eric Nshimirimana, un des mutualistes. Pour lui, grâce à l’échange d’expérience, et aux conseils mutuelles, les femmes mutualistes s’autonomisent. « Il y a des femmes qui dépendaient financièrement de leurs maris. Aujourd’hui, elles sont des acteurs incontournables dans le développement économique familial ». Pour M. Nshimirimana, l’autonomisation de la femme contribue énormément au développement du ménage car, les charges pour le chef du ménage sont allégées.
Le travail des femmes autour des activités génératrices de revenus, contribue au renforcement de la solidarité féminine. « Nous avons mis en place un cadre d’échange exclusivement entre femmes. Il est important de le souligner que certaines préoccupations spécifiques aux femmes nécessitent d’être abordées dans un espace restreint, propice à la confiance ». Et d’ajouter que ce cadre favorise une grande ouverture ; face aux défis partagés par nos coéquipières, nous faisons preuve de solidarité en nous soutenant mutuellement.
Diane Ndagijimana, cheffe du projet « Amagara aruta amajana » œuvrant en commune Ngozi a reconnu les avantages pour les femmes d’adhérer dans les mutualités de santé. En plus des activités génératrices de revenus, Mme Ndagijimana a reconnu que les femmes travaillant au sein des groupements communautaires sont également sensibilisés sur la prévention des maladies sexo-spécifiques, l’hygiène menstruel, l’alimentation équilibrée pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans ainsi que la protection de l’environnement.
Moïse Nkurunziza
