La protection de l’environnement sur la colline Busuma où se trouve le camp de réfugiés congolais, est considérée comme urgente, en particulier en raison de l’absence d’arbres. Les fortes pluies récentes ont creusé des ravins, mettant en péril la sécurité des habitants. Sans intervention rapide, ces ravins pourraient entraîner des glissements de terrain et d’autres catastrophes. Ces observations ont été faites par Salvator Bigirimana, chef de cabinet du gouverneur de Buhumuza le vendredi 17 avril 2026.

Salvator Bigirimana souligne l’importance de renforcer la protection de l’environnement sur la colline Busuma, où se situe le camp de réfugiés congolais. Il rappelle que ce site est dépourvu d’arbres, ce qui expose les habitations au risque d’être emportées par le vent. « Ce camp de réfugiés est situé dans un endroit où il n’y a pas d’arbres, ce qui signifie que lorsqu’il y a du vent, toutes les maisons peuvent être emportées », fait-il savoir. Il insiste sur la nécessité de protéger cette zone afin de prévenir d’éventuels dommages et accidents.
Actions immédiates pour éviter tout incident
M. Bigirimana appelle à une intervention urgente afin de maîtriser la situation avant qu’elle ne s’aggrave. Il explique que les fortes pluies récentes ont commencé à creuser des ravins sur cette colline abritant le camp des réfugiés congolais, mettant en danger la sécurité des habitants. « Avec les fortes pluies, des ravins commencent à se former dans le camp. Nous craignons que cela ne puisse provoquer des catastrophes aujourd’hui ou dans les jours à venir », souligne-t-il. Selon lui, si aucune mesure immédiate n’est prise, ces ravins pourraient causer des glissements de terrain, endommager les habitations et menacer la vie des résidents. Il insiste sur la nécessité d’une action rapide pour prévenir tout incident et protéger les populations vulnérables.
Etienne Ndikuriyo, chargé du partenariat stratégique à la Croix-Rouge du Burundi, explique que la plantation d’arbres poursuit un double objectif à savoir protéger l’environnement du site et renforcer la résilience de la colline face aux imprévus. Selon lui, même si le camp de Busuma serait fermé notamment en cas de départ des réfugiés congolais, les arbres plantés continueraient d’être bénéfique pour la population locale. Il précise que ces arbres contribueraient à maintenir le terrain en bon état, permettant ainsi sa réutilisation par d’autres personnes en situation de vulnérabilité. « Si cette population devait quitter ce site, ces arbres resteraient bénéfiques pour ce terrain, qui pourrait à nouveau servir de site humanitaire pour des personnes confrontées à des conflits ou à des catastrophes naturelles », a-t-il indiqué.
M. Ndikuriyo estime par ailleurs que cette initiative de préservation de l’environnement est pertinente. La collaboration de tous les acteurs présents sur le site permettra de trouver des solutions durables pour relever ces défis environnementaux.
Etienne Nduwimana
