La province de Butanyerera en collaboration avec l’organisation « We social mouvement» a organisé le mardi 18 mai 2026, un atelier de deux jours d’échange et de plaidoyer dédié à la protection de l’environnement, à la résilience climatique et à l’inclusion du genre dans les politiques locales. L’objectif de l’atelier est de renforcer l’efficacité et l’équité des politiques locales de protection de l’environnement et de résilience climatique en favorisant un dialogue structuré et en promouvant l’intégration transversale du genre et de l’inclusion sociale.

Dans son mot d’ouverture, Cyriaque Nikoyagize, conseiller du gouverneur de la province de Butanyerera chargé des affaires juridiques et politiques, a souligné que cet atelier constitue un cadre privilégié d’échanger, de réflexion et de concertation entre les différents acteurs. Il permettra, selon lui, d’analyser les réalités locales, de partager les expériences et bonnes pratiques existantes mais également de formuler des recommandations susceptibles de renforcer les politiques locales de protection de l’environnement et de promotion de la résilience climatique inclusive.
L’atelier, a-t-il ajouté, va contribuer à renforcer l’intégration du genre et de l’inclusion sociale dans les politiques et programmes locaux, promouvoir une gestion durable des ressources naturelles, améliorer les mécanismes communautaire de prévention et d’adaptation aux risques climatiques et encourager une participation effective de toutes les composantes de la société dans les processus décisionnels liés aux questions environnementales. Il a sollicité la synergie d’action afin de révéler ensemble les défis liés au changement climatique.
De son côté, Fulgence Ndayisasiriye, chargé pays Rwanda –Burundi au sein du « We social mouvement », a indiqué que l’atelier vise à renforcer l’efficacité et l’équité des politiques locales de protection de l’environnement et de résilience climatique en promouvant l’intégration transversale du genre et de l’inclusion sociale.Il vise, a-t-il renchéri, de sensibiliser et d’informer les parties prenantes sur le changement climatique et créer un espace de dialogue multi-acteurs pour échanger sur de bonnes pratiques existantes en matière de gestion des risques de catastrophes et de prévention des violences basées sur le genre.Il vise selon M. Ndayisasiriye, à analyser collectivement les tendances environnementales et de genre au niveau provincial afin d’identifier les vulnérabilités, les lacunes institutionnelles et les opportunités d’action.
De la part des participants, ils sont revenus sur les défis majeurs auxquels fait face le secteur de l’environnement. Parmi ces défis, il y a les infrastructures qui ne respectent pas les normes environnementales, le manque de suivi des projets réalisés dans ce domaine ainsi que l’absence de lois répressives contre les auteurs de dégradation de l’environnement. Ils ont recommandé le renforcement des campagnes de sensibilisation afin d’inciter la population à s’engager davantage dans la protection de l’environnement et à participer à la plantation d’arbres fruitiers, cette initiative qui contribuerait également à lutter contre les maladies liées à la malnutrition.
Clovis Dusabe
