
Denise Ndadaye a signalé que les pays arabes et africains ont quelques points communs qui les engagent à collaborer pour faire face aux défis (Photo Donathe Ndayisenga)
Le Vice-président du Sénat du Burundi, Denise Ndadaye est rentrée de Malado en république de Guinée Équatoriale le dimanche 29 septembre 2024. Elle a représenté le président du Sénat du Burundi dans les activités marquant la 11e réunion de concertation de l’Assecaa (Association des Sénats, Shoura et Conseils équivalents d’Afrique et du Monde arabe). Cette dernière s’est tenue du 26 au 27 septembre 2024. Denise Ndadaye a indiqué à la presse qu’au cours de ladite réunion, les parties prenantes ont abordé différents thèmes, dont l’état des lieux et perspectives de l’intelligence artificielle.
Mme Ndadaye a indiqué qu’Enaam Mayara, président de la Chambre des conseillers du Royaume du Maroc en même temps, président en exercice de l’Assecaa, a dirigé les cérémonies d’ouverture des assises. Elle a souligné qu’au cours de la réunion, les participants ont échangé sur divers thèmes notamment l’intégration régionale, l’état des lieux et les perspectives de l’intelligence artificielle dans les pays du Sud. Ils ont également revu ensemble les facteurs logistiques pour lutter contre la désertification et la dégradation des terres.
Renforcer l’action parlementaire conjointe des pays du Sud
Mme Ndadaye a signalé que les pays arabes et africains ont quelques points communs qui les engagent à collaborer pour faire face aux défis. C’est pour cela que, a-t-elle poursuivi, les pays membres de l’Assecaa se sont convenus sur plusieurs recommandations. A titre illustratif, Denise Ndadaye a confié que les parties prenantes aux assises se sont focalisées sur le renforcement de l’action parlementaire conjointe des pays du Sud pour relever les défis de développement et de l’environnement. En plus, a-t-elle ajouté, les parlements membres de l’Assecaa ont convenu d’accentuer la mise en place d’un cadre de dialogue et d’échanges d’expériences permettant un avenir prometteur pour les populations africaines et arabes. Ils ont également consentis de travailler ensemble pour renforcer les efforts et construire des liens de coopération entre les parlements des pays africains et du monde arabe sur les questions stratégiques.
Concernant les facteurs logistiques pour lutter contre la désertification et la dégradation des terres, Mme Ndadadaye a indiqué que les participants à la susdite réunion ont évoqué plusieurs solutions pour faire face aux défis de la désertification. Ce sont notamment la restauration de la végétation en mettant en œuvre des programmes de reboisement des déserts et zones arides et la lutte contre les sources de pollution.
Une population galopante, une entrave au développement durable au Burundi
Le Burundi est ciblé comme meilleur protecteur de l’environnement en comparaison aux pays membres de l’Assecaa. Cela a été constaté lors des échanges, a indiqué Mme Ndadaye. Toutefois, c’est un pays qui connaît une croissance galopante de la population qui est une entrave au développement durable.
En marge de ces assises, Denise Ndadaye a participé à la réunion extraordinaire du réseau des femmes parlementaires de l’Assecaa. Mme Ndadaye a signalé que l’assemblée a évoqué l’idée de promouvoir la place de la femme dans les instances de prise de décisions.
Mme Ndadaye a profité de l’occasion pour mener des échanges fructueux avec différentes autorités notamment le Vice-président du Sénat de la Côte d’Ivoire, le président du Sénat de la Guinée équatoriale.
Donathe Ndayisenga