
En collaboration avec l’organisation Play international sous l’appui technique de la Fédération d’athlétisme du Burundi (Fab), la fondation Francine Niyonsaba a organisé, le dimanche 11 novembre 2026 au chef-lieu de la commune Ruyigi, une compétition d’athlétisme (Cross country) sur les épreuves de 5000m pour les filles et 10000 m pour les garçons. Cette compétition organisée sous le thème: « Toutes et tous en sport » a coïncidé avec la célébration de la Journée internationale de la fille. Elle n’a que l’objectif d’inspirer les jeunes générations et de promouvoir les nouveaux talents des jeunes.
« Comme on le dit souvent, la charité bien ordonnée commence par soi-même. En organisant cette compétition en commune Ruyigi, j’ai voulu d’abord inspirer les athlètes natifs de ma commune d’origine en leur montrant le terrain sur lequel j’ai commencé à courir. C’est aussi pour inciter les jeunes générations à comprendre qu’on peut commencer par zéro et pouvoir réaliser ses rêves », a indiqué Mme Niyonsaba en informant que les prochaines éditions auront lieu dans d’autres provinces du pays parce qu’elle souhaite contribuer dans la promotion des talents de tous les athlètes du territoire national.
Vu que cette compétition avait coïncidé avec la célébration de la Journée internationale de la fille, la vedette originaire de la zone Kayongozi a interpellé toutes les filles à fournir beaucoup plus d’efforts pour emboiter son pas, voire la devancer.
Elle a tenu à remercier tous les partenaires pour leur soutien dans la réussite de cette compétition organisée pour le bien-fondé de la jeunesse burundaise. Elle n’a pas manqué d’interpeller les parents à laisser leurs enfants faire du sport parce que, dit-elle, le sport peut ouvrir les portes pour leur vie future.
La Fab salue une icône du Burundi

Quant à Dieudonné Kwizera dit Muvuduk, président de la Fab, il a exprimé son sentiment de gratitude pour les activités que la deuxième médaillée olympique, après Venuste Niyongabo, est en train de mener dans le cadre de la promotion de l’athlétisme au Burundi. « Francine Niyonsaba est la première fille burundaise à amener une médaille olympique. Elle a été la première à amener une médaille au championnat du monde. Elle est la seule burundaise à battre le record mondial sur 2000 m. Elle n’a pas été facilitée dans sa carrière mais elle a gardé la passion de l’athlétisme. C’est pourquoi elle fait ces initiatives combien louables. Elle a bien défendu les couleurs nationales à maintes reprises. Je l’encourage pour cette initiative de nous aider à détecter de nouveaux talents qui vont bientôt représenter le pays dans les compétitions internationales », a exprimé M. Kwizera. Il a profité de cette occasion pour décerner un prix, au nom de la Fab, à la mère de Francine Niyonsaba, en guise de félicitations pour avoir mis au monde une grande icône comme Francine Niyonsaba.
Le palmarès de la compétition
Au terme de la compétition, des prix ont été décernés selon l’ordre de mérite. Voici le top 5 de chaque catégorie: chez les filles, la compétition a été gagnée par Yvonne Horirabona du club Songa sport avec un chrono de 19’27 »81 »’ suivie respectivement de Divine Nduwimana de l’association de Muramvya avec un chrono de 19′ 45′ ‘’ 99 »’, Anitha Niyonsaba (club Songa sport) avec un chrono de 20’33 »46 »’, Florence Irakoze du club Buzirabwoba (club où Francine Niyonsaba a évolué) avec un chrono de 21’06 »78 »’ et Evelyne Manirakiza du club Muzinga avec un chrono de 21’20 »88 »’.

Chez les garçons, c’est Eddy Niyonsaba du club Amabu qui s’est distingué avec un chrono de 28’25 »17 »’ devant ses confrères Justin Nihimbazwe (28’46″90 »’) et Eloge Bayubahe (28’59″96 »’) Mélance Ndayisenga (29’13″01 »’) du club Muzinga et Prosper Nkunzimana du même club que les trois premiers (29’39″13 »’). Les trois meilleurs de chaque catégorie ont reçu respectivement des enveloppes de 1 million, 700 000 et 500 000 FBu.
Les athlètes se sont s’engagent à leur tour de faire leur mieux pour réaliser leurs rêves. Ils ont remercient Francine Niyonsaba pour avoir organisé cette compétition et demandent aux autres olympiens de suivre cet exemple.
Olivier Nishirimbere
