
L’année 2026 est l’Année des échanges culturels et humains entre la Chine et l’Afrique. Dans ce contexte particulier, Introduction au kirundi parlé, fruit d’une coopération entre des enseignants de la Faculté d’Etudes africaines de l’Université des Langues étrangères de Beijing et de l’Université du Burundi, a vu le jour en automne, apportant une touche particulière à cette dynamique d’échanges.
Premier manuel de kirundi publié en Chine, cet ouvrage est le fruit d’une coopération interuniversitaire intense qui s’est étendue sur trois ans. Ses trois auteurs, Ferdinand Mberamihigo, Pascal Tuyubahe et Su Xiaonan, forts de leurs nombreuses années d’expérience dans la recherche linguistique et l’enseignement des langues, ont mené des échanges approfondis tout au long de son élaboration. Ils ont ainsi veillé à ce que le contenu du manuel soit au plus près des situations de la vie quotidienne et des usages de la langue parlée au Burundi, tout en mettant en valeur les particularités et la richesse de la culture burundaise.
Animés par la volonté de promouvoir un dialogue égalitaire entre les civilisations et une meilleure compréhension mutuelle entre les peuples, les auteurs offrent au public chinois une véritable fenêtre ouverte sur la société, la langue et la culture burundaises. L’ouvrage constitue ainsi non seulement un outil d’apprentissage linguistique, mais aussi un vecteur de rapprochement entre les peuples chinois et burundais.
La publication d’Introduction au kirundi parlé constitue également une illustration concrète, dans le domaine de l’enseignement et de la recherche, de la mise en œuvre de l’Initiative pour la Civilisation mondiale. Durant l’élaboration du manuel, Liu Niwen, étudiante de l’Université des Langues étrangères de Beijing, envoyée à l’Université du Burundi pour y apprendre le kirundi, a achevé sa formation et a activement participé à la relecture du manuscrit. À la rentrée universitaire de l’automne 2026, de retour à Beijing, elle a commencé à y dispenser un cours de kirundi. Le manuel est ainsi passé de la phase de conception à celle de l’enseignement, devenant une ressource pédagogique importante et insufflant une nouvelle dynamique à la coopération sino-burundaise dans le domaine de l’enseignement des langues.
Dès sa création en 2019, la Faculté d’Etudes africaines de l’Université des Langues étrangères de Beijing s’attache à promouvoir en Chine la connaissance et la diffusion des langues et des cultures africaines. La collection de manuels élaborée et publiée par la Faculté, dont fait partie Introduction au kirundi parlé, couvre désormais plus d’une dizaine de langues africaines. Cette initiative contribue à élargir l’enseignement des langues africaines en Chine et à former progressivement une nouvelle génération de jeunes chercheurs spécialisés dans l’étude des langues et des cultures africaines.

Comme l’a souligné Madame Zhu Kewei, ambassadeur de Chine au Burundi, la langue constitue un pont essentiel pour favoriser la communication entre les peuples et rapprocher les cœurs. Depuis plusieurs années, le partenariat stratégique global entre la Chine et le Burundi se développe de manière constante, tandis que la coopération pragmatique dans de nombreux domaines produit des résultats concrets au bénéfice des populations des deux pays. Si la coopération économique et commerciale constitue un fondement important des relations bilatérales, les échanges culturels et humains jouent un rôle essentiel dans la consolidation d’une amitié durable.
Une coopération éducative de qualité peut contribuer efficacement à rapprocher les peuples chinois et burundais, à réduire les incompréhensions et les écarts de perception, et à former davantage de jeunes générations capables de mieux se connaître, de mieux se comprendre et de s’apprécier mutuellement. Elle permet ainsi de renforcer progressivement les bases humaines et populaires nécessaires au développement durable de l’amitié sino-burundaise.
A l’avenir, les établissements d’enseignement supérieur chinois continueront à approfondir et à élargir leur coopération avec les universités burundaises, à produire durablement des résultats académiques et pédagogiques de qualité et à consolider les fondements humains de l’amitié entre les deux peuples. De leur côté, les jeunes enseignants et étudiants pourront, par l’apprentissage, l’enseignement et la diffusion des langues et des cultures, jouer un rôle toujours plus important dans le rapprochement des peuples et dans la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps à l’ère nouvelle.
LI Hongfeng
Doyenne de la Faculté d’Etudes africaines
Université des Langues étrangères de Beijing
