Le Kyokushin reste peu connu au Burundi mais, c’est l’un des arts martiaux qui encadrent beaucoup de jeunes dans différents coins du territoire national. Introduit au Burundi depuis octobre 2022, Jean Bosco Niyukuri nous a fait un point sur la situation actuelle de cet art martial d’origine japonaise au Burundi avec comme fondateur Sosai Masutatsu Oyama. Il indique que beaucoup d’activités rentrant dans le cadre de l’encadrement des jeunes ont été déjà menées.

« Grâce à l’aide d’un expert provenant du Singapour (Shihan Steven Foo), le Kyokushin a été introduit au Burundi en octobre 2022. Avec cet expert, nous avons organisé les premières activités rentrant dans le cadre de la promotion de ce sport. « Nous essayons de rassembler les amateurs des arts martiaux surtout les jeunes et nous les encadrons, afin de leur prévenir la consommation des drogues, la délinquance juvénile et autres actes ignobles », a indiqué M. Niyukuri en précisant qu’il a déjà créé six clubs à travers le pays.
En collaboration avec cet expert du Singapour, ce jeune burundais a fait savoir qu’il a organisé un séminaire en 2025 au Burundi à l’intention des jeunes burundais et kenyans où ils ont passé de grades. Avec l’expérience qu’il a déjà acquise dans différents pays dont les Philippines, l’Ouganda, le Rwanda et le Kenya, M. Niyukuri est en train de préparer le premier Uchi Dechi qui va durer 3 mois. C’est-à-dire une formation où les pratiquants de Kyokushin se rencontrent, apprennent et passent de grades à la fin de la formation. « Avec des experts qui vont provenir du Kenya, du Zimbabwe, des Seychelles, de l’Ethiopie, de l’Ouganda, de la Tanzanie et du Singapour, nous allons faire passer la ceinture noire et la première dan », a-t-il précisé.
Se basant sur les clubs qu’il a déjà mis en place, Bosco Niyukuri veut créer une Fédération nationale de Kyokushin, afin qu’il puisse accueillir des compétitions nationales, régionales, continentales voire internationales au Burundi pour renforcer la visibilité du pays via ce sport. Il demande alors aux instances de prise de décision dans le domaine du sport de l’aider à réaliser son rêve pour qu’il puisse continuer à encadrer la jeunesse burundaise avec facilité. Il a saisi cette occasion pour interpeller les jeunes, à avoir la passion de ce sport.
Olivier Nishirimbere
