
Le ministère de l’Education nationale et la recherche scientifique en collaboration avec le ministère de la Santé publique et le Centre africain de contrôle et de prévéntion des maladies au Burundi (Africa CDC), organise le vendredi 25 septembre 2026 à Bujumbura, une réunion préparatoire nationale et de mobilisation à la participation à la conférence sur la santé publique en Afrique (CPHIA 2026) qui se déroulera en date du 23 au 27 novembre 2026 à Addis-Abeba.
Selon le secrétaire permanant au ministère ayant la recherche scientifique dans ses attributions, Helmenegilde Burikukiye, la communauté scientifique burundaise en toute sa diversité est appelée à s’enregistrer et soumettre leurs abstracts via la plateforme officielle d’Africa CDC car, dit-il, quand ils s’inscrivent massivement, ils vont porter haut le flambeau de la recherche burundaise à Addis-Abeba. Il signale également que la date limite est fixée au 30 septembre 2026. M. Burukukiye appelle ainsi les cadres séniors à postuler comme evaluateurs afin d’apporter l’expertise du Burundi dans la sélection des travaux au niveau continental.
D’après Jean Bosco Girukwishaka, directeur pays d’Africa CDC, le thème de cette année est : «sécurité et souveraineté sanitaires de l’Afrique: passer de la dépendance et de la vulnérabilité sanitaires à l’appropriation et à la résilience ».
M. Girukwishaka informe que la conférence sur la santé publique 2026 a l’objectif de renforcer la collaboration, le partage des connaissances et la mise en valeur des solutions africaines afin de contribuer à une Afrique plus résiliente, mieux préparée et plus autonome en matière de santé publique.
Le nombre de chercheurs qui s’enregistrer est inquiétant
Comme il le souligne, il s’inquiète du nombre des chercheurs qui s’enregistrent car, dit-il, 40 chercheurs sur 111 prévus sont seuls qui se sont déjà inscrits en ligne. A cet effet, il lance un appel à toutes les parties prenantes à s’enregistrer pour répondre à cette opportunité de rencontrer les autres chercheurs dans la conférence.
M. Girukwishaka précise que tous les 55 états membres de l’Union africaine vont participer à ladite conférence. C’est une opportunité de dialogue qui réunit tous les acteurs, à commencer par les leaders et les décideurs politiques, les ministres de la santé, les responsables des institutions de formation et de recherche, le secteur privé, les partenaires de l’Afrique pour se réunir et analyser ensemble l’état de la santé en Afrique, les défis, mais aussi analyser les solutions pour faire face à ces défis.
« Tenant en compte le thème de cette année, le constat est que l’Afrique dépend le plus souvent des appuis internationaux face aux épidémies, mais aussi aux défis de la santé. C’est une approche qui a commencé pour que les Africains puissent s’approprier la situation sanitaire et trouver des solutions aux défis africains», ajoute-t-il.
M. Girukwishaka indique que, de ce fait, la participation des chercheurs burundais est une bonne opportunité pour le Burundi. Il poursuit en disant que la participation de ces derniers va également leur permettre de rencontrer les autres chercheurs et de pouvoir nouer des liens pour leur formation, pour leurs recherches futures qui peuvent aider le Burundi et le continent.
« C’est aussi l’opportunité pour les responsables des instituts et des facultés de formation et de recherche pour tisser des liens avec les autres instituts sur le continent et établir des partenariats durables de collaboration. Nous prévoyons, pour le Burundi, financer plus d’une centaine de participants mais il revient d’abord à ces chercheurs et à ces responsables d’abord de s’inscrire et produire des abstracts », ajoute M. Girukwishaka.
Anne Bella Irakoze
