Les jeunes du Burundi en particulier et de l’Afrique en général constituent une force vive et motrice appelée à jouer un rôle majeur dans la préservation de la paix et la sécurité, ainsi que dans la promotion du développement durable. C’est ce qui est ressorti d’une conférence scientifique de deux jours organisée au Grand séminaire Jean-Paul II de Gitega à l’intention des jeunes leaders Imbonerakure, dans le cadre de la célébration de la 10e édition de l’«Imbonerakure Day », prévue le 29 août 2026 à Gitega.

« Il est temps que la coopération Sud-Sud soit, davantage renforcée », a déclaré le chef de l’Etat burundais et président en exercice de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye, dans son discours à l’occasion de cette conférence scientifique organisée à l’intention des jeunes leaders du parti au pouvoir. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la connectivité entre les jeunes des différentes régions du continent africain, afin de leur permettre de contribuer, davantage, à la préservation de la paix et la sécurité en Afrique, mais aussi de conjuguer leurs efforts pour exploiter efficacement le potentiel dont dispose le continent.
Dans les conseils prodigués aux jeunes leaders du CNDD-FDD, M. Ndayishimiye, en même temps président du Conseil des sages de ce parti, les a exhortés de miser sur l’innovation et passer à l’action, afin de devenir de véritables acteurs du changement et de contribuer à l’atteinte des objectifs de développement.
Le rôle de la jeunesse dans la préservation de la paix et la sécurité est primordial

Placée sous le thème « Nouvelles idées, nouvelles attitudes : la jeunesse, pilier de la paix, de la sécurité et du développement au Burundi et en Afrique », la conférence scientifique a constitué un cadre d’échanges sur le rôle de la jeunesse dans la préservation de la paix et la sécurité, ainsi que le partage d’expériences avec les délégations étrangères présentes.
Dans son discours, le secrétaire général du CNDD-FDD, Révérien Ndikuriyo, a rappelé que la jeunesse constitue une force vive et motrice qui doit être mobilisée de manière coordonnée pour contribuer à la préservation de la paix et la sécurité. A cet effet, a-t-il souligné, les jeunes doivent participer activement dans la lutte contre la pauvreté, l’ignorance et d’autres défis, en mettant notamment l’accent sur l’éducation, le patriotisme et l’assiduité au travail, les nouvelles technologies afin de consolider l’indépendance du Burundi sur les plans économique et sécuritaire.
Prévenir les conflits, accroître la production, chacun a un rôle à jouer
Quelques thématiques ont été développées, mettant en évidence le rôle de la jeunesse dans la consolidation de la stabilité politico-sécuritaire, de la cohésion sociale, ainsi que dans la promotion de l’émergence et de la souveraineté du Burundi et de l’Afrique. Selon les différents intervenants, la préservation de la paix et la sécurité est l’affaire de tous. Elle ne signifie pas nécessairement intégrer les forces de défense et de sécurité. Chacun peut agir à son niveau, notamment en contribuant à la prévention des conflits, à la lutte contre la fraude, au respect de la loi et à l’accroissement de la production.
Les panélistes ont également souligné que la préservation de la paix et de la sécurité passe par le refus de la désinformation et des influences provenant des personnes ayant choisi la voie de l’illégalité. Ils ont, en outre, insisté sur le rôle clé des leaders de tous les secteurs et de toutes les communautés dans la promotion d’un usage responsable des réseaux sociaux.
La rencontre a également réuni certains membres du gouvernement, l’Ombudsman du Burundi ainsi que les délégations venues de Tanzanie, du Gabon, d’Afrique du Sud, du Tchad et du Zimbabwe, en plus des représentants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). Des représentants d’autres formations politiques, notamment l’APDR et l’Uprona, ont également pris part à cette conférence.
Claude Hakizimana
