Le jeudi 27 août 2026, à Bururi dans la province de Burunga, il s’est tenue la cérémonie de remise de certificats à 758 lauréats sous officiers militaires. Général Prime Niyongabo, chef d’Etat-major de la Force de défense nationale du Burundi (FDNB) a exhorté les nouveaux sous-officiers à faire de la discipline, du patriotisme, de la loyauté, du professionnalisme et de l’esprit de corps, les fondements de leur carrière militaire. Il les a invités à considérer l’obtention de leur certificat non pas comme un aboutissement, mais comme le début d’un processus d’apprentissage continu, tout en s’attachant à devenir des modèles pour les soldats qu’ils seront appelés à encadrer. La cérémonie s’est clôturée par la remise des prix aux lauréats qui se sont distingués dans la formation, courses et autres activités.

La maîtrise du métier militaire repose sur l’acquisition de connaissances, le développement de compétences techniques et une préparation rigoureuse. Tel est le message adressé par M. Niyongabo aux sous-officiers ayant achevé leur formation. Il a insisté sur les responsabilités qui incombent désormais aux lauréats, appelés à exercer des fonctions d’encadrement au sein des unités militaires en qualité de chef de peloton.
Le chef d’Etat major a fait savoir que les sous-officiers doivent être de véritables leaders, capables de guider les pelotons, notamment dans les situations difficiles et sur le champ de bataille. Il les a invités à gagner l’estime de ceux qu’ils vont commander par leur comportement exemplaire, leur compétence et leur respect des règles qui régissent la profession militaire.
Les 5 piliers de la profession
M. Niyongabo particulièrement insisté sur les cinq piliers fondamentaux de la profession militaire : la discipline militaire, consacrée par les textes réglementaires régissant la profession ; le patriotisme ; la loyauté, qui implique notamment le respect des lois ; le professionnalisme ; et l’esprit de corps, fondé sur la solidarité entre militaires.
Il a ajouté que ces valeurs doivent guider quotidiennement l’action des sous-officiers et constituer le socle de leur leadership. La discipline garantit l’ordre et la rigueur indispensables au fonctionnement des forces de défense, tandis que le patriotisme rappelle le devoir de servir la nation. La loyauté, le professionnalisme et l’esprit de corps contribuent, pour leur part, à renforcer la confiance et la cohésion au sein des unités.
Il les a également encouragés à demeurer pleinement engagés dans leur mission de servir et de défendre la patrie. Il leur a recommandé de garder à l’esprit l’héritage transmis par les générations qui ont contribué à la construction du Burundi, en citant notamment le héros de l’indépendance, Louis Rwagasore, présenté comme un modèle de dévouement à la nation.
Il a par ailleurs rappelé aux nouveaux certifiés que la formation ne s’achève pas avec l’obtention du certificat, mais qu’elle constitue le point de départ d’un apprentissage permanent. Il les a donc exhortés à poursuivre leur formation avec assiduité et détermination afin de mieux répondre aux différentes missions qui leur seront confiées.
Sept cent cinquante-huit lauréats certifiés.
Lieutenant colonel Jean Bosco Bazombaza, Commandant de l’École des sous-officiers, a indiqué que l’établissement en est à sa 54e promotion. Les cérémonies étaient consacrées à la remise des certificats à 758 lauréats sur les 835 recrues ayant entamé la formation.
Il a précisé que ces militaires ont suivi une formation d’un an et quatre mois. En complément de l’instruction militaire, l’école organise également d’autres formations destinées à permettre aux militaires d’accomplir plus efficacement leurs missions, notamment au sein des unités spécialisées.
Le commandant de l’école a également présenté plusieurs réalisations effectuées au sein de l’établissement, notamment la construction d’une tribune au stade de l’école et de sanitaires. Il a aussi évoqué la construction en cours de la clôture de la Messe des officiers de Bururi. A cette occasion, il a sollicité auprès de la Force de défense nationale du Burundi un appui constitué de 400 fers à béton afin de poursuivre les travaux.
La FDNB mise sur la rigueur, la discipline et les connaissances pour une formation des candidats responsables et dévoués à leur profession.
Ferdinand Hakizimana
