Plus de 500 décisions de justice sont en cours de transcription par les magistrats de la Cour suprême du Burundi, réunis en retraite judiciaire pendant tout le mois d’août. L’annonce a été faite par le président de la Cour suprême, Gamaliel Nkurunziza, lors du lancement de cette retraite, le mardi 11 août 2026, à Gitega.

Selon M. Nkurunziza, la période des vacances judiciaires ne signifie pas l’arrêt de toutes les activités des juridictions. Elle constitue plutôt une occasion de mener certaines opérations importantes, notamment l’exécution des décisions de justice, les descentes sur terrain ainsi que l’écoute des citoyens confrontés à différents problèmes. Cette période permet également aux magistrats de mettre par écrit les décisions qui ont déjà été rendues par les différentes juridictions, mais qui n’avaient pas encore été transcrites.
La Cour suprême a ainsi choisi de consacrer cette retraite à l’évaluation et la transcription des décisions déjà rendues, avec pour objectif de contribuer à la réduction du nombre de dossiers en attente. « Nous avons plus de cinq cents décisions que nous sommes venus transcrire durant cette retraite », a indiqué M. Nkurunziza, précisant que cette activité intervient après les différentes descentes effectuées à travers le pays pour écouter les citoyens. La retraite judiciaire de la Cour suprême se poursuivra pendant tout le mois d’août 2026, avant l’ouverture de la nouvelle année judiciaire.
Répondant à certaines préoccupations liées au fonctionnement de la justice, M. Nkurunziza a également précisé que certaines affaires continuent d’être jugées même pendant les vacances judiciaires. Il s’agit notamment des affaires présentant un caractère urgent.
Abordant la question du nombre élevé de détenus, M. Nkurunziza a indiqué que des visites sont effectuées dans les établissements pénitentiaires afin d’examiner la situation des personnes détenues. L’objectif de ces visites est notamment d’évaluer la situation carcérale et de voir dans quelle mesure certaines possibilités d’allègement de la situation des détenus peuvent être envisagées.
Amédée Habimana
