Sous le haut patronage de l’Office de la Première dame pour le développement au Burundi (OPDD-Burundi), en partenariat avec l’Organisation des Premières dames d’Afrique pour le développement (OPDAD), la Première dame de la république du Burundi, Angeline Ndayishimiye, a procédé, le lundi 3 août 2026 à Bujumbura, au lancement officiel du «projet d’amélioration de l’accès à des services de planification familiale de qualité et à des méthodes de contraception chez les jeunes couples mariés».

La Première dame de la république du Burundi, dans son mot d’ouverture, a indiqué que ce projet concerne les jeunes couples de 18 ans à 35 ans et les filles-mères. Ledit projet va durer six mois et ces derniers vont recevoir des formations pour se développer et des crédits sans intérêts. Mme Ndayishimiye a fait savoir que l’abstinence sexuelle est la première méthode contraceptive que les jeunes doivent adopter, afin de ne pas avoir des grossesses précoces.
Fidèle Nkezabahizi, ministre de la Santé publique, a remercié la Première dame pour son leadership et son engagement constant en faveur de la santé, du bien – être des familles et du développement humain. Cette initiative illustre les visions qui placent la famille au cœur du développement durable de notre pays.
M. Nkezabahizi a ajouté que cette orientation est portée par la Vision nationale du Burundi 2040-2060, le Plan national du développement 2018-2027 réalisé, et la politique et stratégie sectorielle du ministère de la Santé publique qui reconnaissent que la santé est un levier essentiel de la prospérité économique et sociale. Il a fait savoir que ce projet lancé s’inscrit pleinement dans cette dynamique. En renforçant l’accès des jeunes couples mariés à des services de planification familiale de qualité, il contribue à l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant, à la promotion d’une parentalité responsable, à la sécurité alimentaire des ménages et à l’accélération du développement de notre pays.
Une intervention de santé publiqueà fort impact
« Notre pays connaît une croissance démographique soutenue, qui constitue à la fois une opportunité et un défi. Dans ce contexte, la planification familiale est une intervention de santé publique à fort impact», a-t-il déclaré. Il a souligné également que cette planification familiale permet de réduire la mortalité maternelle infantile, de prévenir des grossesses précoces ou trop rapprochées, d’améliorer la nutrition des enfants et de renforcer le bien-être économique des familles. Cependant, de nombreuses femmes souhaitent espacer ou limiter les naissances sans pouvoir accéder aux services dont elles ont besoin.
M. Nkezabahizi a déclaré que le ministère de la Santé publique restera pleinement mobilisé, afin d’assurer une mise en œuvre efficace de ce projet et d’en garantir des résultats durables au bénéfice des jeunes couples, des familles et de la nation. En investissant dans la santé reproductive aujourd’hui, nous investissons dans l’avenir du Burundi, dans le bien-être de nos familles et dans le développement durable de notre pays.
Quant à Léonidas Ndaruzaniye, ministre de l’Intérieur de la sécurité publique et du développement communautaire, il a prodigué des conseils aux bénéficiaires. « Chers couples mariés, vous êtes des bâtisseurs des familles de demain, gardez toujours à l’esprit qu’une famille est fondée sur le dialogue, le respect mutuel, la responsabilité. Une ne bonne préparation de l’avenir constituent un véritable moteur du développement», a-t-il dit.
M. Ndaruzaniye a précisé que le développement communautaire constitue l’une des principales missions du ministère de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique. Or, il ne saurait y avoir de développement communautaire sans famille stable, sans communauté solide et solidaire et sans citoyen responsable.
Fidèle Hatangimana
