Ce mercredi 29 juillet 2026, l’Odeca (Office du développement du café) du Burundi a annoncé la clôture de la réception du café cerise sur l’ensemble des stations pour le 31 juillet 2026. Alors que la production enregistre une hausse record, l’administration presse les caféiculteurs retardataires de régulariser rapidement leurs coordonnées bancaires afin de percevoir le second paiement de la campagne.

Au siège de l’Odeca à Bujumbura, le Directeur général Oscar Uwikunda, a dressé le bilan d’une campagne exceptionnelle. Avec une récolte s’élevant à plus de 112 milles tonnes, 653 kilos de café cerise contre 50 000 tonnes la saison précédente, le secteur franchit un cap majeur. Il a fait savoir que l’effectif des caféiculteurs concernés par ce paiement est de 195 321 caféiculteurs et le montant global y relatif 199 090 374 964 franc burundais.
Un appel pressant aux caféiculteurs
L’accent principal de cette intervention porte sur la régularisation impérative des dossiers des producteurs pour percevoir le paiement final, prévu du 17 au 31 août 2026. Pour bénéficier de ce dernier versement, M. Uwikunda exhorte les producteurs n’ayant pas encore fourni leurs preuves d’identification bancaire à le faire dans un délai strict de deux jours. « Cette étape est cruciale avant la période de vérification de conformité fixée du 4 au 17 août 2026 »
Dans la même dynamique, M.Uwikunda sollicite les banques et microfinances pour qu’elles accordent rapidement les crédits nécessaires aux opérateurs de la filière afin de respecter ces échéances.
Règlement des litiges et relance du secteur
Concernant les retards constatés lors des campagnes écoulées, notamment liés à des erreurs de transfert Lumicash, M.Uwikunda assure que ces irrégularités seront toutes résolues d’ici mardi prochain. Selon lui, l’Odeca a enjoint aux opérateurs de rembourser immédiatement les agriculteurs lésés.
Face au délaissement de plantations observé dans le passé en raison de la démotivation des producteurs, M. Uwikunda réaffirme la volonté du gouvernement de pérenniser la filière. Il ajoute également que la revalorisation du prix d’achat au kilo (passé de 1 380 à 2 800 FBu) et la digitalisation des paiements garantissent désormais des revenus versés à temps pour préparer la rentrée scolaire et l’achat d’intrants.
Jean Marie Ndayisenga
