
La Commission indépendante de la concurrence (CIC) a procédé le vendredi 24 juillet 2026 dans la capitale politique, à la clôture de l’atelier de sensibilisation des parties prenantes sur le cadre juridique de la concurrence au Burundi. Cet atelier a été l’occasion de sensibiliser la population à la mise en place d’une loi visant à assurer la protection des consommateurs.
« En date du 25 mars 2010, le Burundi a mis en place une loi no1/06 portant régime juridique de la concurrence au Burundi. C’était dans le contexte de répondre à ses engagements dans les communautés économiques régionales ou également dans les organisations internationales notamment en matière du commerce. Cette loi est venue en cadrer les questions liées à la concurrence entre les entreprises et les commerçants mais surtout veiller à la protection des consommateurs » a indiqué Onesime Niyukuri, président de la CIC en précisant qu’il devrait y avoir une commission de lutte contre les pratiques anticoncurrentielles au niveau de la communauté Est-Africaine et du Comesa.
Il a mis on évidence les méfaits des pratiques anticoncurrentielles, qu’elles revêtent un caractère individuel ou collectif. Pour le caractère individuel, M.Niyukuri a donné l’exemple d’une entreprise qui peut décider de faire des pratiques anticoncurrentielles notamment en faisant des ententes ou des dénigrements, des ventes avec primes ou des ventes à bouilles de neige. Toutes ces pratiques peuvent constituer des violations du droit des consommateurs. « Normalement, le consommateur a le droit du choix des produits et a le droit de l’information.
Alors, souvent, les entreprises peuvent recourir à des pratiques visant à tromper les consommateurs, par exemple par l’usurpation d’une marque ou par l’imitation. Elles peuvent également constituer des publicités mensongères. Normalement, consommateur a le droit d’avoir une information exacte qui lui permet se de procurer un produit en toute connaissance de cause : connaître les méfaits, éventuels sa composition sa date de péremption. Lorsque ces conditions ne sont pas respectées, le droit des consommateurs est bafoué ; de même en cas a des prix illicites fixés par les operateurs économiques contrairement aux prix fixés par le gouvernement », a-t-il ajouté. Il a affirmé en affirmant que cette loi vient réguler les prix mais aussi veiller au respect et lutter contre les pratiques anticoncurrentielles qui peuvent se manifester sur terrain.
Le président de la CIC a fait savoir que cet atelier a permis de créer un espace de dialogue entre les différents acteurs et d’établir une base pour une compréhension accrue de la réglementation en vigueur. Et d’ajouter que la sensibilisation et le dialogue initiés contribueront à une meilleure application de la loi, favorisant un environnement concurrentiel sain et équitable au Burundi.
A l’issue de l’atelier, les recommandations suivantes ont été formulées. Parmi les recommandations formulées, on cite notamment la mise en place d’une commission de la concurrence dotée des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires permettant à la CIC d’accomplir sa mission ; la mise à jour du cadre juridique en vigueur en corrigeant les lacunes et imperfections soulevées ; le renforcement de la sensibilisation auprès des acteurs économiques et institutionnels ; l’organisation des sessions de formation régulières pour assurer une meilleure compréhension et application de la loi, pour ne citer que celles-là.
Olivier Nishirimbere
