En zone Nyakabiga, de nombreuses personnes vulnérables continuent de vivre dans des conditions précaires. Faibles revenus, accès limité aux soins de santé, chômage et manque de soutien compliquent leur quotidien. A travers leurs témoignages, elles appellent au renforcement des actions de solidarité afin de favoriser leur inclusion sociale et d’améliorer leurs conditions de vie.

Le principal défi reste celui des moyens de subsistance. Plusieurs personnes vulnérables ne disposent d’aucune source de revenus stable. Certaines vivent de petits métiers occasionnels, d’autres sont sans emploi, tandis que plusieurs dépendent entièrement de la solidarité de leurs proches. Cette précarité rend difficile l’accès à une alimentation suffisante, au logement, aux soins de santé ainsi qu’à la scolarisation des enfants.
« Beaucoup de familles vivent dans des conditions très difficiles. Certains d’entre nous vivent seuls et n’ont aucun moyen de se nourrir. Lorsque nous tombons malades, personne ne peut prendre en charge nos soins. Nous avons surtout besoin d’un accompagnement durable », témoigne Médiatrice N., habitante vulnérable de la zone Nyakabiga.
Selon elle, les volontaires de la Croix-Rouge Burundi à Nyakabiga ainsi que la paroisse Saint-Sauveur figurent parmi les principaux soutiens de ces personnes. « Nous les remercions pour ce geste de solidarité. Certains d’entre nous ont obtenu des cartes Cam, ce qui facilite l’accès aux soins. Nous recevons également, selon les possibilités, une assistance en vêtements et en vivres », ajoute-t-elle.
Pierre Claver Ngiriyabandi, volontaire de la Croix-Rouge Burundi à Nyakabiga, explique que les volontaires organisent régulièrement des collectes de vêtements, de vivres et de fonds afin de venir en aide au plus grand nombre de personnes vulnérables. « Nous faisons de notre mieux malgré les difficultés. Il nous arrive même d’effectuer du porte-à-porte pour solliciter l’appui des ménages et ainsi poursuivre notre mission d’assistance », précise-t-il. Il souligne également que certaines personnes vulnérables ont bénéficié d’un petit capital de départ pour lancer des activités génératrices de revenus et améliorer progressivement leur autonomie.
Pour Jean Claude Nkurikiye, chef de zone Nyakabiga, les personnes vulnérables bénéficient principalement de l’accompagnement de la Croix-Rouge Burundi, auxiliaire des pouvoirs publics à travers son réseau de volontaires. « Nous saluons le travail remarquable qu’ils accomplissent et les encourageons à poursuivre leurs efforts au profit des plus démunis », affirme-t-il.
Les personnes vulnérables interrogées estiment qu’une société plus solidaire et davantage d’initiatives concrètes restent indispensables pour que personne ne soit laissé de côté.
Eric Tuyishemeze
