La mise en commun des terres présente de nombreux avantages pour les agriculteurs, car il permet d’accroître les rendements lorsqu’ils suivent les conseils des techniciens agricoles. Les habitants qui cultivent dans le marais de Nyakijima, en commune Ngozi, province de Butanyerera, interrogés par le journal « Le Renouveau du Burundi », le 9 juillet 2026, se réjouissent des résultats obtenus. Depuis qu’ils ont adopté le regroupement des terres, leurs récoltes sont considérablement améliorées. Marcienne Baransananiye, l’une des cultivatrices de ce marais, indique qu’elle récoltait, auparavant, 50 kg de riz, alors qu’aujourd’hui, elle en récolte 300 kg grâce aux méthodes agricoles modernes. Claver Bucumi, président de la coopérative Abatazerinze est l’un des exploitants de ce marais, explique que les agriculteurs bénéficient d’un important transfert de connaissances et obtiennent de meilleures récoltes grâce à l’encadrement dont ils bénéficient.

Dans la province de Butanyerera, la population participe activement aux activités agricoles durant la saison sèche en exploitant les nombreux marais que compte la province. Pendant cette période, les agriculteurs cultivent principalement le riz, les haricots, le maïs, le soja et les pommes de terre. Quant aux marais de Nyakijima, il est exploité par 3 102 membres de la coopérative Abatazerinze. Après avoir récemment récolté le riz, ils se préparent à y cultiver le haricot, le maïs, le soja et les pommes de terre.
Le regroupement des terres augmente les rendements
Claver Bucumi, président de la coopérative Abatazerinze, précise que les habitants sont actuellement engagés dans les travaux de culture de contre-saison ou saison C dans ce marais. Après la récolte du riz, ils s’apprêtent à semer le haricot, le maïs, les pommes de terre et le soja. Il explique que, grâce à leur organisation en coopérative, les terres sont regroupées, les travaux agricoles sont réalisés simultanément et les récoltes sont effectuées au même moment. Les agriculteurs reçoivent également des semences sélectionnées ainsi que des engrais lorsqu’ils sont disponibles. Selon lui, cette organisation de regroupement des terres a fortement contribué à l’augmentation des rendements. Sur les 108 hectares que couvre le marais, la coopérative peut stocker jusqu’à 650 tonnes de riz, tandis que les ménages conservent une partie de leur récolte pour la consommation et vendent le surplus, afin de financer leurs besoins urgents.
Concernant la saison C, M. Bucumi souligne que la province bénéficie d’un atout important grâce à ses nombreux marais, dont plusieurs parmi euxdisposent d’eau en permanence. A chaque campagne de culture de contre-saison, les agriculteurs sont sensibilisés à cultiver ensemble, reçoivent des semences améliorées, des engrais et un accompagnement technique. Selon lui, cette méthode permet d’augmenter les rendements de toutes les cultures produites dans ce marais.
Le transfert des techniques agricoles salué
Marcienne Baransananiye, agricultrice exploitant le marais aménagé de Nyakijima, affirme que cette activité lui a été très bénéfique. Grâce aux revenus tirés de ses récoltes, elle a pu scolariser tous ses enfants jusqu’à la fin de leurs études. Elle se félicite également de la politique de regroupement des terres encouragée par le gouvernement, qui leur permet, aujourd’hui, de réaliser de meilleures récoltes et d’en tirer, davantage de bénéfices. Elle confirme qu’avant l’adoption des techniques agricoles modernes, elle récoltait seulement 50 kg, contre 300 kg aujourd’hui.
Karita Ndereyimana se réjouit de cultiver dans ce marais, où les activités agricoles se poursuivent tout au long de l’année. Après avoir récolté le riz, les membres de la coopérative s’apprêtent à cultiver les autres cultures. Elle souligne que le travail collectif a considérablement amélioré les récoltes par rapport au passé. Les agriculteurs bénéficient de techniques agricoles modernes, de semences sélectionnées et d’engrais, ce qui augmente leur production. Elle apprécie également le système de stockage mis en place par la coopérative, qui leur permet de retirer progressivement les denrées destinées à la consommation familiale tout en commercialisant le surplus. Elle affirme que sa famille ne souffre jamais de la faim, grâce aux récoltes abondantes obtenues, notamment pendant la saison sèche. Elle se réjouit, enfin, des nombreuses connaissances agricoles acquises au sein de la coopérative.
Joseph Mvyariyehe
