La commune de Matana a déployé, sur toutes les collines, des agents chargés de la collecte des impôts et taxes. Elle a également mis en place des agents spécialement affectés à la collecte des recettes communales dans les différents marchés de la commune. Par ailleurs, des activités de contrôle sont régulièrement organisées afin d’assurer le bon déroulement et la transparence de cette opération. Cela ressort de l’interview récemment accordée au journal Le Renouveau du Burundi par Déo Gahigiro, conseiller de l’administrateur chargé de la communication en commune de Matana.

Deo Gahigiro indique que, dans le but d’assurer une bonne collecte des impôts et taxes destinés à la caisse de la commune de Matana, des agents collecteurs ont été déployés sur toutes les collines qui composent la commune. Ils sont chargés de collecter les impôts et taxes sur les différents produits et activités commerciales présents sur ces collines. Il précise également que la commune a affecté des agents spécialement chargés de la collecte des impôts et taxes dans les marchés situés sur son territoire. « Nous avons notamment deux grands marchés qui nous rapportent beaucoup de recettes », a-t-il déclaré. Selon lui, c’est de cette manière que la commune s’efforce de mobiliser ses ressources financières.
M. Gahigiro souligne toutefois que des activités de contrôle et d’évaluation sont régulièrement menées afin de vérifier que la collecte des impôts et taxes se déroule correctement et de s’assurer qu’aucune recette qui devrait revenir à la commune ne lui échappe. Il explique que, compte tenu de la nouvelle organisation administrative des provinces et des communes, certains agents ont commencé leur travail sur le terrain avec retard. «Cette situation a empêché la commune d’atteindre le montant des impôts et taxes qu’elle avait prévu de collecter», a-t-il précisé.
M. Gahigiro indique néanmoins qu’au début du mois de juin 2026, la commune avait déjà réussi à mobiliser plus d’un milliard et cinq millions de francs burundais, soit un taux de réalisation de 67 % par rapport au montant des impôts et taxes qui avait été prévu.
Etienne Nduwimana
