Le ministère de l’Education nationale et de la recherche scientifique a procédé le mardi 7 juillet 2026, à la passation de l’examen d’Etat, édition 2026. Dans certains centres de passation de la ville de Bujumbura où le Journal « Le Renouveau du Burundi » s’est rendu, l’examen a commencé avec du retard justifié par les difficultés liées à la mise en place des candidats.

L’examen d’Etat donnant l’accès à l’enseignement supérieur va durer quatre jours, c’est-à-dire du 7 au 10 juillet 2026. Le Journal « Le Renouveau du Burundi » s’est rendu dans certains centres de passation afin de se rendre compte du déroulement de la première journée.
Au centre de passation, ETS (Ecole technique secondaire) Kamenge, l’examen a commencé avec un retard de 2h30 min, c’est-à-dire à 10h30min. Le président de ce centre, Patchelly Izonkiza a fait savoir que ce retard est justifié par le fait que la mise en place n’était pas du tout facile. Il a précisé que la préparation des salles d’examen, l’inscription des numéros des candidats sur les bancs pipitres devraient se faire la veille de l’examen mais le travail n’a pas été fait comme souhaité. Il a précisé que certaines classes étaient occupées par les élèves qui faisaient leurs examens de repêchage. Et à cause de ce problème, le travail qui devrait être fait la veille a été effectué le matin, un travail qui a duré au moins trois heures. A ce centre, les candidats qui attendus étaient au nombre de 1551 élèves venus dans six écoles : ETS Kamenge, lycée Technique de la plaine, lycée Bethel, lycée Jérusalem, lycée municipal Gasenyi et Etca(Ecole technique de contrôle admiministrative). Il a également ajouté qu’en plus de cet effectif, il y a 43 candidats autodidactes. Au total, les participants au centre de l’ETS Kamenge étaient au nombre de 1594.
Les travaux non réalisés par l’établissement : Un défi de plus pour la passation
M. Izonkiza a souligné que pour la première journée, un autre défi est lié aux travaux qui devraient être fait par l’établissement. « Les travaux de propreté dans les salles, ainsi que l’effacement des écritures en rapport avec l’examen, n’ont pas été faits. Ce travail a été effectué le matin, ce qui a occasionné un retard remarquable», a-t-il déploré. Il a souligné qu’il trouvait déplorable de voir autant de formules et de dessins sur les murs des classes. Il a profité l’occasion pour interpeller les responsables des écoles afin qu’ils veillent à ce qu’il n’y ait pas de formules ni d’écritures en rapport avec l’examen dans leurs classes. Il a également lancé un appel aux surveillants pour qu’ils arrivent à l’heure car certains ont un arrivé avec un retard.

Un retard observé au centre de passation à l’école d’excellence Ngagara
Au centre de passation de l’école d’excellence de Ngagara, l’examen a commencé aussi avec un retard, à 11h. La présidente de ce centre, Carine Bigirimana a fait savoir que ce retard est dû en grande parti par l’installation des participants. Elle a signalé que l’installation des candidats était prévue la veille de l’examen mais les candidats n’étaient pas venus pour voir leurs numéros d’inscription. Cinq écoles dont l’école d’excellence de Ngagara, la Colombière, lycée municipal Ngagara, lycée St Gabriel et l’Ecotec étaient réunies dans ce centre. Mme Bigirimana a souligné que l’effectif attendu est d’environ 410 élèves et 4 autodidactes.
Au centre de passation Scheppers Nyakabiga, « Le journal Renouveau » du Burundi y est arrivé vers 12h 30min. La première série était déjà terminée. Contrairement aux autres centres de passation, le centre de Scheppers Nyakabiga a commencé avec un léger retard. Les candidats de ce centre étaient venus des écoles : lycée Clarté Notre Dame de Vugizo, lycée Scheppers de Nyakabiga, Lelières, Aurore de l’Avenir et Entic.

Certains candidats à l’examen d’Etat se sont exprimés
Jésus Lorita Izere, élève du lycée Scheppers Nyakabiga, se réjouit de la manière dont l’examen a été organisé et espère que les résultats seront bons. Elle appelle ses camarades à étudier avec diligence pour obtenir un bon rendement, à éviter les distractions,une fois rentrés à la maison, et à réviser leurs cours. Aimé Darcy Ndayishimiye,de la Section Biochimie et Sciences de la Terre au Lycée Scheppers, pour sa part, l’examen était bien préparé et abordable. La seule difficulté résidait dans de légères incompréhensions, mais il reste convaincu que les résultats seront très bons.
Acsa Ishimwe, élève au lycée Scheppers Nyakabiga : « Même si le premier examen semble facile, nous, les élèves, devons nous donner à fond et faire preuve de détermination dans nos études jusqu’à la dernière épreuve. De plus, nous sommes confiants que nous obtiendrons de bons résultats. »
Jean Marie Ndayisenga
Fidès Ndereyimana
