Le Burundi compte actuellement onze prisons, réparties sur tout le territoire national. Ces prisons regorgent plus de 19.000 prisonniers, alors que leur capacité d’accueil ne dépasse pas un effectif de près de 4.000 places soit une surpopulation de 300%. Le gouvernement burundais devra mettre en place des meilleure stratégies pour désengorger ces prisons dans le but ultime d’améliorer les conditions de vie des détenus, a fait savoir Vianney Ndayisaba, représentant légal et coordinateur de l’Association de lutte contre le chômage et la torture (Aluchoto), dans une conférence de presse qu’il a animée, le vendredi 22 mai 2026, à Bujumbura.

M. Ndayisaba a indiqué que cette conférence de presse a été organisée après avoir attendu le rapport qui a été présenté par le ministre de la Justice des droits de la personne humaine et du genre, Alfred Ahingejeje devant le Parlement burundais. Dans ce rapport, il s’est engagé à désengorger toutes les prisons burundaises en déant deux mois. Il a ajouté que l’objectif de cette conférence est de proposer aux membres du gouvernement, plus particulièrement au chef de l’Etat, les principales stratégies à mettre en place pour résoudre le problème de surpopulation carcérales.
A cela, M. Ndayisenga a proposé la mise en place d’une commission spéciale ouverte et multipartite, chargée d’étudier tous les dossiers des détenus un par un, et cas par cas. S’agissant des principales causes de surpopulation carcerale,. M.Ndayisaba a souligné plusieurs problèmes des détenus qui ont déjà purgé leurs peines, mais ne sont pas libérés, des personnes accusées à tort de viol, des affaires criminelles liées aux conflits familiaux, et l’ingérence de grandes personnalités soi-disant intouchables qui abusent de leur pouvoir pour provoquer des détentions illégales.
Un surplus de 300% des prisonniers au niveau national
Pour terminer, M. Ndayisaba a commenté sur la situation du nombre des détenus dans les onze prisons du pays. La prison centrale de Mpimba compte actuellement 526% de plus, Ngozi hommes 459 %, Bubanza 107%, Rutana 377%, Rumonge 183%, Gitega 300%, Bururi 124%, Muyinga 201 %, Ruyigi 263%, et Muramvya 108% de plus. Seule la prison de Ngozi pour les femmes n’enregistre pas de tel cas parce qu’elle n’a que 80% du nombre qu’elle devrait accueillir.
D’une manière générale, au niveau de tout le pays, les prisons regorgent actuellement un surplus de plus de 300% des prisonniers par rapport à ceux qu’elles devraient accueillir », a mentionné M. Ndayisaba. Il a précisé que pour régler tous ces problèmes, il faut que la justice soit indépendante afin de laisser les magistrats et procureurs burundais faire leur travail.
Avit Ndayiragije
