Dans le cadre de l’évaluation de l’état de la mise en œuvre de la Résolution 1325 du conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité, le ministère de la Justice ,des droits de la personnes humaine et du genre a organisé au chef-lieu de la province de Butanyerera une journée porte ouverte. Elle a été une occasion de rappeler l’importance des femmes dans la prévention, le règlement des conflits et la consolidation de la paix . L’objectif est de renforcer le dialogue, partager les bonnes pratiquer et consolider les acquis en matière de l’intégration du genre dans les initiatives de paix et de sécurité.

Dans son discours, Rosalie Ahishakiye, secrétaire permanent au ministère de la Justice, des droits de la personne humaine et du genre fait savoir que la résolution 1325 a été adoptée pour répondre à des constats majeurs liés aux conflits armés et aux rôles des femmes car, ces dernières étaient fortement touchées par les conflits .Selon Mme Ahishakiye, la résolution 1325 a voulu corriger les exclusions et les injustices les plus majeures observées lors des négociations de paix, des processus des décisions et au sein des institutions de paix. Elle constitue ainsi une avancée majeure dans la reconnaissance du rôle essentiel du rôle des femmes dans la prévention et la gestion des conflits ainsi que dans la consolidation de la paix.
Cependant, a-t-elle précisé, en matière de la mise en œuvre de la Résolution 1325, des avancées ont été réalisés .Elle a cité entre autres : le renforcement du cadre juridique en matière de protection des droits des femmes,l’amélioration de la prise en charge des victimes des VBGs,l’implication des mécanismes de prévention et la résolution des conflits au niveau communautaire.Malgré les avancées, les défis persistent encore. Elle relève entre autres la persistance des VBGS, les subsistances des inégalités structurelles et la participation limitée des femmes dans certaines sphères décisionnelles. Pour réussir la mise en œuvre, elle a appelé la synergie d’action et à une collaboration étroite entre tous les acteurs et une mobilisation accrue des institutions publiques et privé et des partenaires au développement et des communautés locales.
Promouvoir l’éducation des filles
Quant à Clara Mah Anyangwe représentante de l’Onu femme au Burundi, elle a salué les progrès du Burundi en matière de promotion des droits des femmes notamment la participation des femmes dans les instances décisionnelle. Elle a toutefois relevé des défis persistants notamment l’accès limité des femmes au financement, la faible participation des femmes dans les corps de sécurités. Pour faire progresser la Résolution 1325, elle a proposé de renforcer l’éducation des filles, d’accroître la participation des femmes dans les instances de sécurité, d’améliorer de la coordination et de mettre en place des lois de protection et de prévention des VBGs.
Clovis Dusabe
