Le Premier ministre burundais, Nestor Ntahontuye, a reçu en audience, le jeudi 21 mai 2026 à son bureau, une délégation de la Banque mondiale, conduite par Maimouna Mbow Fam, directrice régionale du département Fragilité, conflit et violences. Les entretiens ont porté sur le programme de la Banque mondiale réalisé au Burundi et sur les perspectives liées à la réalisation de la deuxième phase.

Les deux parties ont échangé sur un programme de la Banque mondiale dénommée « allocation, prévention et résilience », réalisé au Burundi depuis 2023. Au moment où la première phase de programme touche à sa fin, la rencontre était donc une bonne occasion d’évaluer les réalisations accomplies, avant d’entamer la deuxième phase, a indiqué à la presse Joseph Manirafasha, chef de bureau chargé de la communication à la Primature à l’issue de l’audience.
«Cette délégation a fait de bonnes appréciations parce que le gouvernement du Burundi a pu bien progresser en réalisant neuf sur onze axes stratégiques de ce programme», a indiqué M. Manirafasha.
Pour envisager l’éligibilité du Burundi à la deuxième phase, la délégation a voulu savoir les priorités du gouvernement afin d’en tenir compte, et élaborer un document dont les axes s’alignent, de manière cohérente, sur ces priorités.
A cet effet, M. Ntahontuye leur a parlé des priorités actuelles du pays portant notamment sur la vision 2040-2060, les réformes en cours en rapport avec les PTBA (Plan de travail et budget annuel) ainsi que la décentralisation et la déconcentration visant à approcher les services auprès des Burundais, a poursuivi M. Manirafasha.
La délégation de la Banque mondiale a beaucoup apprécié et a promis d’aller élaborer d’ici un mois un document qui va être soumis à la Primature pour validation, a-t-il mentionné, avant de préciser que l’audience a été très fructueuse du fait que les deux parties se sont retrouvées sur les bonnes pistes pour une bonne collaboration.
Claude Hakizimana
