Le chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye, a rencontré, le vendredi 15 mai 2026 au palais présidentiel de Kiriri, les leaders de 37 partis politiques et différents partenaires électoraux. La rencontre visait à échanger pour une bonne préparation de l’élection présidentielle de 2027.

L’échange entre le chef de l’Etat et les participants avait pour objectif de décortiquer les entraves éventuelles à l’élection afin d’anticiper ensemble les solutions, ce qui permettra ainsi d’assainir le climat politique et renforcer la cohésion sociale à la veille de cette élection présidentielle prévue le 3 mai 2027.
« Nous sommes venus pour échanger et avoir une compréhension commune et les recommandations issues de ce dialogue permettront la bonne tenue des élections », a indiqué le président de la République dans son allocution liminaire. M. Ndayishimiye a d’abord insisté sur l’amour de la patrie rappelant que les mauvaises paroles à l’encontre du pays natal ternissent son image à l’international et cela a des répercussions néfastes notamment sur le plan économique.
Le président de la République a également rappelé le rôle clé des partis politiques surtout dans l’organisation des élections paisibles et empreintes de confiance. Pour ce faire, le respect de la loi et du choix du peuple exprimé dans les urnes doivent être mis en avant. « Lors de l’élection, la voix de chaque citoyen compte et son choix doit être respecté », a-t-il signalé, rappelant que c’est le peuple qui est la source du pouvoir à travers le vote.
Eviter de perturber le processus électoral
M. Ndayishimiye a tenu à préciser que la perturbation du processus électoral n’aurait d’autres visées que de plonger le pays dans le chaos, d’où les sanctions devraient être sévères. Sur ce point, il a précisé que la loi est claire. « C’est mieux que nous cherchions ensemble tout ce qui peut perturber le bon déroulement du processus électoral afin d’y trouver des solutions idoines », a-t-il ajouté.

Avant de recueillir les préoccupations des participants sur lesquelles devaient porter les échanges, le chef de l’Etat a d’abord proposé son questionnaire. Qu’est-ce qui devrait être fait pour une bonne organisation de l’élection, mais qui n’a jamais été réalisé avant ? Pourquoi ceux qui rejettent le verdict des urnes se manifestent juste après la proclamation des résultats ? La troisième question concernait sa préoccupation partagée par certains Burundais liée au budget colossal destiné à l’élection présidentielle de 2027. N’y a-t-il pas moyen de réduire ce budget pour qu’une partie soit orientée dans d’autres projets du pays ? A cet effet, les participants ont été appelés à y contribuer.
Cette rencontre jugée importante pour le pays a réuni des participants clés. Il s’agit de 37 partis politiques, les présidents des deux chambres du Parlement burundais, l’Ombudsman burundais, les présidents de la Cour suprême et de la Cour constitutionnelle, la société civile et la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) et certains observateurs des élections précédentes. A cela s’ajoute la participation importante des représentants de l’Union africaine et du Système des Nations unies au Burundi et bien d’autres.
Après l’introduction de cette rencontre, les échanges se sont poursuivis à huis-clos afin d’aboutir à la formulation des recommandations.
Claude Hakizimana
