Dans une rencontre avec les partenaires électoraux tenue le vendredi 8 mai 2026 à Bujumbura, la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) a présenté l’état des lieux des préparatifs et le calendrier des activités de l’élection présidentielle de 2027. La campagne électorale est projetée du 10 au 30 avril 2027 tandis que le scrutin est prévu le 3 mai 2027. Prosper Ntahorwamiye, président de la Ceni, a appelé une implication effective de ces partenaires et une préparation conséquente des compétiteurs de cette élection.

La campagne électorale aura lieu du 10 au 30 avril 2027 et le scrutin est fixé au 3 mai 2027 de 6h00 à 15 heures. La prestation de serment du candidat vainqueur est prévue le 18 juin 2027, conformément au Code électoral. Cela a été dit lors de la rencotre organisée par la Ceni pour présenter l’état des lieux des préparatifs à l’élection présidentielle de 2027 et le calendrier électoral aux partenaires électoraux notamment les représentants des partis politiques, la société civile, les confessions religieuses et les représentants du corps diplomatique et consulaire et des organisations internationales accrédités au Burundi.
M. Ntahorwamiye a précisé que la Ceni a déjà terminé certaines étapes notamment l’inventaire des besoins. Selon lui, le montant global de l’élection s’évalue à plus de 115, 876 milliards de FBu. Le budget du premier tour est de 87, 258 milliards de FBu. En cas du deuxième tour, le budget y relatif est de 28, 617 milliards de FBu. Le budget disponible s’élève à plus de 3, 869 milliards de FBu et le budget à mobiliser est de 112, 006 milliards de FBu, a-t-il indiqué.

La mise en place des Cepi et Ceci respectivement en juin et juillet 2026
Les commissions électorales provinciales indépendantes (Cepi) et les commissions électorales communales indépendantes (Ceci) seront mises en place respectivement aux mois de juin et juillet 2026, a poursuivi M. Ntahorwamiye. Il a, en outre, laissé entendre qu’il y aura un enrôlement partiel d’électeurs en septembre 2026, qui concernera uniquement des personnes qui auront atteint l’âge de voter (18 ans) lors du scrutin, les rapatriés et ceux qui n’avaient pas eu de cartes d’électeurs lors des élections de 2025 pour des raisons différentes. Et de clarifier que les cartes d’électeurs utilisées aux élections de 2025 restent valables.
« La réussite d’un processus électoral en général et celui de 2027 en particulier dépend de l’implication effective de tous les partenaires électoraux », a ajouté M. Ntahorwamiye, appelant à une bonne préparation conséquente, surtout des futurs compétiteurs de l’élection de 2027.
Cette rencontre a également permis aux participants de formuler leurs interventions insistant sur une bonne préparation pour une élection présidentielle inclusive, transparente et apaisée.
Claude Hakizimana
