
Le Premier ministre burundais, Nestor Ntahontuye, a reçu en audience, le jeudi 7 mai 2026, dans le palais présidentiel Ntare Rushatsi, Amira Abdel Rahim Ali Mostapha, ambassadrice de la République arabe d’Egypte. Les deux personnalités ont échangé au sujet des questions d’intérêt commun relatives au renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays.
Moïse Nkurunziza, porte parole du Premier ministre a indiqué que ce visiteur était venu en visite de courtoisie et a indiqué que les deux personnalités ont échangé sur les questions liées au renforcement des relations bilatérales. «Comme vous le savez, le Burundi et la république arabe d’Egypte ont été unis de par la nature par rapport au fleuve Nil où vous savez que le Burundi est le pays en amont et l’Egypte est le pays en aval par rapport à ce fleuve», fait-il savoir.
M. Nkurunziza a signalé que l’ambassadrice Mostapha était venue s’entretenir avec le Premier ministre en tant que chef de l’exécutif au Burundi pour échanger sur les coopérations bilatérales, et aussi, échanger avec les autorités burundaises au moment où le Burundi est à la présidence de l’Union africaine, mais aussi que c’est le Burundi qui prend l’origine de l’Initiative du bassin du Nil. « Au-delà de la coopération bilatérale, l’Egypte souhaite renforcer les échanges avec les autorités burundaises sur les questions qui peuvent surgir, notamment au sein de l’Union africaine et de l’Initiative du bassin du Nil », a-t-il ajouté.
L’Egypte réaffirme son soutien au Burundi dans sa Vision 2040-2060
M. Nkurunziza a rappelé que le Burundi bénéficie d’un appui multiforme de l’Egypte, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé ainsi que du renforcement des capacités des fonctionnaires en activité. «Mme l’ambassadrice a réitéré l’engagement de la République arabe d’Egypte à soutenir le Burundi vers sa Vision, pays émergé en 2040 et pays développé en 2060», a indiqué M. Nkurunziza. Il précise que Mme Mostapha a dit que son pays a pris bonne note de cette vision, mais aussi de son emprunt national de développement qui est aligné à cette vision et que la République arabe d’Egypte est prête à appuyer le Burundi dans ses secteurs clés et porteur de croissance.
Une vision commune pour renforcer les échanges
M. Nkurunziza a indiqué que les deux autorités sont également revenues sur l’université Léopold Sédar Senghor, une institution africaine construite à Alexandrie, en République arabe d’Egypte, sous l’initiative des chefs d’Etat pour promouvoir la vision des ancêtres qui ont lutté pour la souveraineté des pays africains. Il a précisé que le choix de l’Egypte pour abriter cette université s’explique par le fait qu’il s’agit du premier pays africain à avoir lutté pour son indépendance. M. Nkurunziza a également signalé que l’ambassadrice Mostapha a souligné que cette université offrira des formations de qualité en langue française, afin de perpétuer l’héritage de Léopold Sédar Senghor, qui a œuvré pour défendre les idéaux du Sénégal ainsi que ceux de toute l’Afrique. «Le Premier ministre a remercié cette diplomate pour cette visite mais aussi pour l’engagement de la République arabe d’Egypte qui est prête à, toujours appuyer le Burundi dans sa vision et surtout dans les domaines clés que le Burundi a mis en avant en vue d arriver à sa vision», a-t-il poursuivi. Les deux autorités ont fait leur entretien sur une note d’engagement mutuel à renforcer les échanges, en vue de promouvoir un développement harmonieux au bénéfice des peuples burundais et égyptien.
Etienne Nduwimana
