Le séminaire de formation sur le renforcement des capacités en communication médiatique du Burundi prévu du 5 au 15 mai 2026, a été officiellement ouvert, le mercredi 6 mai 2026, à l’Institut de recherche et de formation de l’Administration nationale de la radio et de la télévision (ANRT) à Beijing, capitale de la République populaire de Chine. Cette formation réunit une délégation burundaise de trente participants composée de communicateurs issus des différentes institutions publiques ainsi que des journalistes des médias publics et privés.

Dans son allocution d’ouverture, Zou Jihong, directrice de la coopération internationale au sein de l’institut organisateur, a indiqué que cette formation constitue une illustration concrète des excellentes relations d’amitié et de coopération entre le Burundi et la Chine. Elle a souligné que les deux pays entretiennent un partenariat solide fondé sur l’esprit de coopération Sud-Sud et les échanges mutuellement bénéfiques. Elle a également annoncé la tenue prochaine d’un forum de coopération médiatique sino-africain prévu au mois d’août 2026, précisant que le Burundi figure parmi les pays invités à prendre part à cette rencontre qui portera sur l’avenir du secteur médiatique et les nouvelles dynamiques de communication.
Prenant la parole au nom de la délégation burundaise, Samuel Niyonzima, conseiller à la présidence de la république du Burundi chargé de la communication, de l’information et du porte-parolat, a salué l’accueil chaleureux réservé aux participants depuis leur arrivée en Chine. Il a indiqué que cette formation représente une opportunité importante pour renforcer les capacités des professionnels des médias burundais et moderniser davantage le secteur médiatique national. Il a également rappelé la solidité des relations sino-burundaises depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1963, tout en mettant en avant l’appui de la Chine dans plusieurs secteurs stratégiques du développement du Burundi.
De riches contenus sont au programme
Après la cérémonie d’ouverture, les participants ont entamé un programme de formation axé sur les mutations modernes de la communication et des médias. Les premières activités ont porté sur le développement de l’industrie des médias en Chine ainsi que sur les échanges et la coopération internationale de l’ANRT.

Les bénéficiaires de cette formation vont également suivre des conférences sur l’histoire, la transformation et l’esthétique des séries télévisées chinoises comme récit populaire, avant un exposé consacré à « La pensée de Xi Jinping et la situation nationale de la Chine ». Le programme du séminaire prévoit aussi plusieurs modules pratiques et thématiques liés aux nouvelles tendances médiatiques. Les participants vont notamment suivre des cours sur les techniques de production des courtes vidéos non fictionnelles, un outil incontournable de communication numérique, ainsi que des échanges sur les valeurs communes entre la Chine et le monde.
Les organisateurs ont également inscrit au programme des conférences sur la coopération médiatique internationale, la modernisation des médias et les approches de la communication pour le développement mondial. A l’agenda, figure aussi le thème sur le journalisme constructif et la prévention des fausses informations dans le cadre de la communication pour le développement mondial. C’est un thème considéré, aujourd’hui, comme essentiel face aux défis liés à la désinformation et à l’essor des plateformes numériques.
Amédée Habimana
