Vingt comptables publics principaux nouvellement nommés, dont dix-sept hommes et trois femmes, ont prêté serment le jeudi 30 avril 2026 pour la première fois devant les membres de la Cour des comptes et les autres personnalités dont le ministre en charge des finances, Alain Ndikumana et le ministre en charge de la justice, Alfred Ahingejeje. Ils ont juré solennellement de remplir fidèlement et honnêtement les fonctions qui leur sont confiés.

La main droite levée, ces comptables ont juré de gérer fidèlement et honnêtement les fonctions qui leur sont confiées. Ils ont pris l’engagement de rendre compte à leur hiérarchie et à la Cour des comptes. Les comptables publics principaux sont des agents publics reconnus par la loi, ils sont chargés de la gestion des recettes et des dépenses.
Le président de la Cour des comptes, Léopold Kabura a fait savoir que la Cour des comptes est une institution supérieure de contrôle des finances publiques qui a été crée par la Constitution de la République du Burundi en 2004. Il est chargé d’examiner, de juger et de certifier les comptes de tous les services publics. Et il a précisé que depuis sa création, c’est pour la première fois que les comptables publics principaux prêtent serments.
M. Kabura a souligne qu’en prêtant serment, ils viennent de s’engager de travailler dans le respect de la loi lors de leurs fonctions. Aussi, cette prestation marque le début de leurs fonctions. Il a ajouté que ce serment est un pacte entre ces comptables et chaque citoyen car chaque impôt, chaque taxe, chaque droit de douane payé va transiter dans les mains de ces comptables.
Comptable public n’est pas un grade mais une charge
Le président des Cour des comptes a rappelé que le titre de comptable public principal n’est pas un grade mais une charge. Il est le seul habilité à manier les fonds et les valeurs de l’Etat. Et il a précisé que cette fonction leur donne les privilèges de l’indépendance, c’est-à-dire que le comptable doit obéir seulement à la loi. Il y a aussi le privilège de la protection, pour dire que quand le comptable refuse un paiement irrégulier, la loi le protège. Un autre privilège est l’honneur, c’est-à-dire qu’être comptable public, c’est être dépositaire de la confiance publique. Toutefois, il a indiqué que ces privilèges ont un prix à payer, c’est pourquoi il leur a conseillé de travailler en respectant toujours la loi.
M. Kabura a expliqué que ces comptables vont déposer leur patrimoine à la Cour des comptes et chaque année ils iront devant cette Cour pour déposer leurs comptes. La Cour des comptes va auditer leur état financier pour voir leur sincérité et leur fiabilité. Après l’audit, il y aura une phase de jugement et si elle trouvera des irrégularités, la Cour va infliger des amandes à ces comptables et elle leur demandera de régulariser ces comptes. M. Kabura a rassuré que la Cour des compte jugera avec rigueur mais aussi avec justice.
Fidès Ndereyimana
