Une délégation composée des députés et des sénateurs élus dans la province de Butanyerera a tenu, le mercredi 4 mars 2026, une séance d’échanges avec les autorités locales de la zone Ngozi. Cette rencontre avait pour objectif de recueillir les préoccupations et les propositions des citoyens, pour les transmettre aux instances compétentes, afin d’y apporter des solutions appropriées. Elle s’inscrit également dans le cadre d’une série de visites des élus du peuple prévues dans toutes les zones du pays. Elle a permis, aux autorités locales de transmettre les doléances de la population.

Emmanuel Nzeyimana, député élu à Butanyerera et chef de la délégation a indiqué que cette rencontre constitue une bonne occasion pour les élus, de se rapprocher de leurs électeurs afin d’échanger directement avec eux sur leurs préoccupations. Selon lui, ces échanges permettent d’identifier les difficultés rencontrées par la population, afin de les transmettre aux instances décisionnelles pour qu’elles trouvent des solutions adéquates. Cette visite a permis aux parlementaires d’expliquer aux autorités locales, la vision et les orientations du pays, tout en formulant des recommandations visant à éviter que la zone Ngozi soit laissée en marge du développement national. Parmi ces recommandations figurent l’augmentation de la production agricole, la promotion de la bonne gouvernance, le renforcement de l’hygiène publique ainsi que la valorisation de l’éducation familiale, afin que les parents préparent un avenir meilleur pour leurs descendances.
Les ravins qui menacent les infrastructures, parmi les doléances des élus locaux.
L’administrateur de la commune Ngozi, Dominique Ndikuryayo, a insisté sur les défis qui freinent le développement de la commune. Il a notamment mentionné l’absence de titulaires pour certains postes au niveau communal et zonal, l’insuffisance des bureaux et de matériel de travail, ainsi que l’inadéquation du PCDC (Plan communal de développement communautaire) avec les réalités des activités à exécuter. Il a également souligné d’autres difficultés, notamment le manque de moyens de déplacement pour les chefs de zones, l’insuffisance du carburant qui ralentit la mise en œuvre des projets, des jugements rendus, mais non exécutés, le retard dans le paiement des producteurs de café et de maïs, des infrastructures administratives des zones encore inachevées, ainsi que la prolifération des boissons alcoolisées produit localement, mais dangereuses pour la santé de la population. Il a aussi évoqué le problème lié à l’insuffisance de l’engrais Fomi dans le secteur agricole qui risque de compromettre la production.
Parmi les préoccupations soulevées par les autorités locales figurent également le manque d’eau potable, la surpopulation scolaire, l’insuffisance d’enseignants, le manque d’eau dans les écoles, les conflits fonciers, le non-respect des prix des boissons de la Brarudi, ainsi que leur rareté sur le marché, les ravins qui menacent les habitations et les infrastructures publiques. Les responsables locaux ont aussi plaidé pour la multiplication des toilettes publiques, afin de renforcer la mise en œuvre du programme d’assainissement dans la ville.
Clovis Dusabe
