Le ministère de la Santé publique à travers le Programme national de lutte contre les maladies non transmissibles ( PNMNT) en collaboration avec le Centre d’audiologie Kaleb a célébré, le mardi 3 mars 2026, la Journée mondiale de l’audition, édition 2026 à l’Ecofo Stella Matutina. Elle est célébrée sous le thème: « Des communautés aux salles de classe: Soins auditifs pour tous les enfants ». Les intervenants ont affirmé qu’une bonne audition est une source de développement humain.

Dans son discours de circonstance, le secrétaire permanent au ministère de la Santé publique, Jean Pierre Sinarinzi a fait savoir que la célébration de la Journée mondiale de l’audition vise à sensibiliser la communauté en général et celle scolaire en particulier, à l’importance du dépitage précoce des troubles auditifs, à organiser des activités de dépistage en milieu scolaire, à assurer l’orientation des enfants des anomalies vers des structures de prise en charge adaptées et à promouvoir l’intégration du dépistage auditif dans les programmes de santé scolaire au Burundi.
M. Sinarinzi a indiqué que les statistiques de l’OMS montre que 430 millions de personnes vivent avec le handicap auditif dans le monde entier. Au Burundi, quelques études faites ont montré que 10% de la population pourraient avoir les problèmes auditifs. Ces derniers pourraient, cependant, être évitables à 60%.
Le secrétaire permanent au ministère en charge de la santé a mentionné qu’au Burundi, les troubles auditifs chez l’enfant sont encore insuffisamment dépistés, notamment en milieu scolaire. « Les causes fréquentes telles que les otites mal traités, les bouchons de cérumen ou certaines infections sont pourtant évitables ou traitables. L’absence de dépistage précoce compromet le développement du langage, la réussite scolaire et l’inclusion sociale », signalé -t-il.
L’implication de tout un chacun s’avère nécessaire
Pour ce faire, M. Sinarinzi a interpellé les parents à s’impliquer davantage dans la détection précoce des troubles auditifs de leurs enfants. Il a rappellé que ce sont les parents qui doivent prendre les devants pour faciliter la prévention des troubles auditifs chez les enfants. Les enseignants doivent aussi détecter à temps si un élève souffre des problèmes d’audition.
M. Sinarinzi interpelle tout un chacun à s’impliquer pour la prévention, le dépistage et le traitement des troubles auditifs surtout chez les enfants en bas-âges.
Le président du Centre de l’audiologie Kaleb, Leonard Bivahagumye a, quant à lui, fait savoir que depuis 2019, ce centre en collaboration avec le ministère en charge de la Santé publique célèbre la Journée mondiale de l’audition. Il a indiqué que durant toute cette période, le Centre Kaleb a déjà contribué dans beaucoup d’activités au Burundi qui visent la promotion de la santé auditive. Il a cité, entre autres, la formation des prestataires de santé dans la prévention, dépistage et traitement des troubles auditifs. Ledit centre a aussi pris en charge 1800 enfants souffrant des problèmes d’audition, etc.
M. Bivahagumye a saisi cette opportunité pour interpeller tout un chacun à s’impliquer dans la promotion de la santé auditive de la population en général et des enfants en particulier.
Rose Mpekerimana
