Le mercredi 7 janvier 2026, dans les enceintes de l’Assemblée nationale a eu lieu une séance plénière dirigée par Daniel Gélase Ndabirabe. L’objectif de cette séance était la présentation du rapport définitif d’audit de la Mutuelle de la Fonction Publique produit par la Cour des comptes suivie de quelques questions orales avec débat au Ministre du Travail, de la fonction publique et de la sécurité sociale.

(Photo: Elie Niyoyitungira)
Ce rapport d’audit effectué par la Cour des comptes visait à s’assurer de la régularité de certaines opérations administratives, comptables et financières en vue de s’assurer de l’efficacité de l’efficience et de l’économie dans la réalisation des missions de la MFP (Mutuelle de la Fonction Publique). La cour de comptes trouve en général des insuffisances de sa gestion.
Auparavant, le ministre en charge de la fonction publique et la sécurité sociale Gabriel Nizigama a fait savoir qu’il est au courant que la MFP éprouve beaucoup de difficultés. Selon lui, il va faire son mieux pour que ce secteur soit stable.

Quant au rapport présenté par Nibitanga Ndutura, président de la Commission permanente de l’Assemblée nationale chargée des affaires sociales, du rapatriement, du genre, de l’égalité des chances et de la lutte contre le sida, il indique qu’il y a tant d’imperfections qu’il faut corriger dans l’immédiat pour le bien-être de la MFP. Parmi les imperfections trouvées, la commission note la non disposition d’un organigramme actualisé, les contrôles hiérarchiques de la gestion qui ne sont pas efficaces, le mandat des membres du conseil d’administration qui a expiré en 2023 et qui n’a pas été renouvelé.
A ces défis s’ajoutent le recrutement des membres du personnel depuis janvier 2025 sans lancer un avis public d’emploi ni faire passer un concours, l’application des taux différents de ceux prévus par l’ordonnance, la non disposition des déclarations des cotisations sociales du Ministère de la fonction publique qui est l’assujetti principale, les factures des hôpitaux, les opérations de payement qui ne sont pas enregistrées quotidiennement, le non retenu et reversé au trésor public la TVA d’un montant de 169 915,42 dollars américains. Cette commission considère alors que tous ces défis handicapent le bon fonctionnement et le rendement de la MFP en général et la qualité des services offerts à ses affiliés en particulier.
Les députés présents recommandent au ministère ayant la fonction publique et la sécurité sociale dans ses attributions d’adopter des stratégies efficaces en vue d’améliorer la performance de la MFP.
Elie Niyoyitungira
Anicet Mbonifasha (stagiaire)
Ferdinand Hakizimana (stagiaire)
