Dans la zone Nyakabiga de la commune Mukaza, la question du retard dans la collecte des déchets ménages devient de plus en plus inquiétante. Les habitants qui se sont confiés à notre rédaction, lundi 19 janvier 2026, craignent des risques sanitaires majeurs. Ils interpellent les autorités locales afin qu’elles trouvent rapidement une solution pour éviter des conséquences irréparables. Le chef de zone, Jean Claude Nkurikiye tranquillise et affirme être au courant de cette situation.

(photo: Eric Tuyishemeze)
Selon Aristide Ndayizeye, habitant la zone Nyakabiga, il est incompréhensible que les responsables de la collecte des déchets n’y passent plus alors que ces immondices constituent désormais un danger sérieux pour la santé des ménages. « Cela fait près de quatre mois qu’ils ne viennent pas ramasser les déchets. Nous nous demandons ce qui ne va pas, car personne ne nous donne des explications sur ce retard », déplore-t-il.
M. Ndayizeye souligne qu’il n’y a plus d’espace de stockage des déchets dans les ménages et que la situation devient alarmante en raison des risques élevés de contracter des maladies de mains sales. Il appelle les autorités locales à intervenir urgemment afin de prévenir des dégâts irréparables.
De son côté, Alice Nininahazwe s’interroge sur le choix des sociétés chargées de la collecte des déchets. « Auparavant, on nous disait que le retard était dû au manque de carburant, mais cet argument ne tient plus. Comment expliquer qu’un véhicule manque de carburant pendant quatre mois ? C’est tout simplement impossible », affirme-t-elle. Mme Nininahazwe plaide pour un suivi rigoureux des autorités à l’endroit des sociétés de collecte, afin qu’elles remplissent correctement leur mission et respectent leurs engagements envers la population.
Pour sa part, le chef de zone Nyakabiga, Jean Claude Nkurikiye, dit comprendre la colère des habitants face au retard de la collecte des déchets. Il précise que le problème se situe au niveau de la nouvelle société de collecte dénommée Lapro (Les Amis de la Propreté). Selon lui, cette société ne dispose pas de camions pour assurer le ramassage des déchets. « J’ai adressé plusieurs remarques au responsable de cette société, mais rien n’a changé. Parfois, je l’appelais sans obtenir de réponse », explique-t-il.
M. Nkurikiye fait savoir qu’après avoir constaté que Lapro n’était pas en mesure d’exécuter correctement cette tâche, il a décidé, le vendredi 16 janvier 2026, de la remplacer par l’ancienne société BCCO (Bujumbura cleaning company), qui dispose déjà de contrats avec les habitants de la zone. Il rassure la population que ce problème trouvera une solution dans les plus brefs délais.
Eric Tuyishemeze
