« L’utilisation des coques de palmiste comme combustible alternatif est devenue une solution innovante dans les milieux proches des huileries et va avec un système pour ventiler », a expliqué Enest Niyomuhoza Fundi, dans une interview accordée au journal «Le Renouveau du Burundi», le samedi 10 janvier 2026.

« Avant, ces coques de palmiste étaient simplement jetées ou brûlées à l’air libre. Aujourd’hui, elles peuvent servir à cuisiner, ce ne sont plus des déchets , mais une matière à valoriser », a dit Ernest Niyomuhoza Fundi.
L’utilisation des coquilles de noix de palmiers dans la cuisson apparait comme une option prometteuse non seulement pour par la protection de l’environnement. « Elles sont bon marché par rapport au coût du charbon. Elles possèdent un haut pouvoir calorifique. Aussi, leur combustion génère moins de fumée, améliorant ainsi la qualité de l’air dans les foyers.», a expliqué Francine Kamikazi, une utilisatrice des coquilles de noix de palmier dans la cuisson.
Selon Mme Kamikazi,, « pour sa famille, cette solution est avantageuse. Elle permet de faire face à la flambée des prix du charbon de bois de chauffage et du charbon tout en maintenant leurs habitudes culinaires », Mais cette alternative reste encore peu connue du grand public.
Dans la cuisson des aliments, le charbon reste la principale source d’énergie utilisée dans beaucoup de ménages du milieu urbain villes du Burundi. La déforestation croissante met en péril l’écosystème forestier (arbre, sous-bois, le sol, l’eau, le climat et tous les organismes qui interagissent) avec des effets néfastes sur l’environnement comme les inondations, la sécheresse, le glissement de terrains, la famine, les changements climatiques etc.
De même, plus les forêts disparaissent, plus le charbon devient plus rare et cher. Il est donc important de faire face à une hausse de prix du charbon par l’utilisation des coques de noix de palmier, plus économiques pour les ménages et non nuisible à l’environnement.
Ferdinand Hakizimana (Stagiaire)
