Une source de revenus supplémentaires
Dans le cadre de la promotion des cultures de rente et de l’amélioration des revenus des ménages, la zone Muramba mise de plus en plus sur la culture de l’avocat. Grâce à diverses techniques agricoles et à la sensibilisation des producteurs, cette filière connaît un développement encourageant dans plusieurs localités de la zone. Cela ressort d’un entretien accordé au journal « Le Renouveau par Dismas Ndikumana, le chef de Zone Muramba, au mois de Juin 2026.

Dismas Ndikumana a fait savoir que la promotion de la culture de l’avocat s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier les sources de revenus des habitants. Il indique que l’administration locale encourage la population à planter, davantage, d’avocatiers, particulièrement les variétés améliorées qui offrent une meilleure production et une meilleure qualité de fruits.
« Nous sensibilisons régulièrement les habitants sur l’importance de la culture de l’avocat. Cette culture constitue une opportunité économique pour les ménages et contribue à la protection de l’environnement grâce au reboisement », explique-t-il.
De son côté, Eric Nsengiyumva, conseiller chargé du développement, fait savoir que plusieurs formations sont organisées à l’intention des agriculteurs. Ces formations portent notamment sur les techniques de plantation, l’entretien des arbres, l’utilisation de fertilisants organiques et la lutte contre les maladies qui affectent les avocatiers.
« Nous encourageons également les producteurs, à se regrouper en associations ou en coopératives, afin de faciliter l’échange d’expériences et l’accès aux marchés. Les agriculteurs qui appliquent les bonnes pratiques agricoles constatent déjà une augmentation de leur production», souligne-t-il.
Les habitants reconnaissent également les avantages liés à cette culture. Joseph Ngendakubagabo, un cultivateur de la zone témoigne que les revenus provenant de la vente des avocats lui permettent de répondre à plusieurs besoins familiaux.
« Avant, je cultivais principalement les cultures vivrières. Aujourd’hui, grâce aux avocatiers que j’ai plantés, je dispose d’une source de revenus supplémentaire. Cela m’aide à payer les frais scolaires de mes enfants et à améliorer les conditions de vie de ma famille », témoigne-t-il.
Malgré les avancées enregistrées, certains défis persistent, notamment l’accès limité aux plants améliorés et les difficultés de commercialisation pendant certaines périodes. Les responsables de la zone estiment, toutefois, que les efforts engagés permettront de renforcer, davantage, cette filière dans les années à venir.
Grâce à l’implication des autorités locales, des techniciens du développement et des agriculteurs eux-mêmes, la culture de l’avocat devient progressivement l’un des piliers du développement économique de la zone Muramba.
Anicet Mbonifasha (Stagiaire)
