Le gouvernement du Burundi a déjà déboursé près de 4 milliards de FBu pour indemniser les personnes affectées par les travaux d’extension et de modernisation du poste-frontière de Kobero, en commune Butihinda. Cette information a été communiquée par le Premier ministre, Nestor Ntahontuye, à l’issue d’une tournée d’inspection effectuée le 17 juin 2026 dans les communes Butaganzwa, Ruyigi, Cankuzo et Butihinda de la province de Buhumuza. Les chantiers évoluent de manière satisfaisante, selon M. Ntahontuye, qui n’a pas caché sa satisfaction.

Cette mission avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des travaux de construction et de réhabilitation des infrastructures publiques et de vérifier le respect des orientations fixées par le gouvernement.
M. Ntahontuye a entamé sa visite en commune Butaganzwa où se construit le futur bâtiment administratif communal. Cet édifice moderne à deux niveaux progresse à un rythme satisfaisant, selon les constatations du chef de gouvernement. La même appréciation a été faite en commune Ruyigi, où les travaux de réhabilitation des bâtiments publics sont quasiment achevés. Seule la clôture reste à finaliser.
En commune Cankuzo, il a observé le démarrage effectif des travaux de construction du bureau provincial. Les responsables du chantier lui ont assuré que le premier niveau sera achevé au mois d’août 2026, avant la poursuite des travaux des cinq niveaux en étage, prévus.
Au chef-lieu de la province de Buhumuza, M. Ntahontuye a également visité plusieurs bâtiments publics réhabilités, notamment les locaux destinés à accueillir les services des cours et tribunaux. Il a constaté que les travaux sont terminés et que certaines directions provinciales commencent déjà à y exercer leurs activités.
Le point culminant de cette tournée a été la visite du chantier d’extension et de modernisation du poste-frontière de Kobero, situé à la frontière entre le Burundi et la Tanzanie. Cette infrastructure stratégique assure le transit de près de 80 % des marchandises importées au Burundi. Les travaux en cours visent à doter le pays d’une frontière moderne répondant aux normes internationales afin de fluidifier le passage des voyageurs et d’accélérer le traitement des marchandises. A cette occasion, M. Ntahontuye a exprimé sa satisfaction quant au respect des orientations du gouvernement. Il a également indiqué que les personnes dont les maisons et autres biens ont été affectés par le projet ont déjà été indemnisées, grâce à une enveloppe d’environ 4 milliards de FBu mobilisée par l’Etat.
Les terrains des marais demeurent la propriété de l’Etat
Concernant les revendications formulées par certaines personnes exploitant le marais adjacent, actuellement remblayé dans le cadre de l’agrandissement de l’espace destiné au traitement des marchandises, M. Ntahontuye a rappelé que les marais ainsi que leurs zones de protection demeurent la propriété de l’État. Il a précisé que les exploitants concernés pourront être compensés pour les cultures qu’ils y avaient développées, à hauteur des revenus qu’ils auraient pu en tirer. En revanche, aucune indemnisation foncière ne sera accordée, les terrains appartenant à l’État pouvant être réaffectés à tout moment pour des projets d’intérêt général.
Amédée Habimana
