Vers la résolution du problème lié à l’insuffisance d’eau potable dans la ville de Bujumbura
Le chef de l’Etat burundais, Evariste Ndayishimiye, accompagné du Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique orientale et australe, Ndiamé Diop, a procédé, le mercredi 17 juin 2026, au lancement officiel des activités du Projet d’accès à l’eau potable et à l’assainissement (PAEPA Amazi Iwacu) au quartier Nyabugete de la zone Ruziba en commune Mugere dans la province de Bujumbura. Le projet permettra l’accès à l’eau potable aux habitants de la ville de Bujumbura et ailleurs à partir de 2028.


«Le gouvernement burundais neménage aucun effort pour améliorer l’accès à l’eaupotable à la population», a indiqué le président Ndayishimiye après la pose de la première pierre marquant le lancement officiel du projet visant à permettre l’accès à l’eau potable et à l’assainissement aux Burundais notamment les habitants de ville de Bujumbura et ses environs.
Parmi les activités de ce projet figure la construction d’une station de pompage et de traitement d’eau en provenance du lac Tanganyika. Le financement de ce projet s’élève à 90 millions de dollars américains dont 80 millions de dollars ont été donnés par la Banque mondiale et les 10 millions par le Burundi. Comme indiqué, c’est un vaste projet nécessitant beaucoup d’efforts, mais il a été précisé que la population bénéficiera de ce projet à partir de l’année 2028.
Eviter la pollution du lac Tanganyika
Selon le chef de l’Etat, résoudre le problème lié à l’insuffisance de l’eau potable c’est contribuer significativement à lutter contre certaines maladies, notamment celles liées à la propreté. A cet effet, il a invité les investisseurs privés à s’intéresser au secteur hydrique afin de contribuer aux objectifs du pays dans ce domaine visant à garantir un accès à l’eau potable au peuple burundais.
Le président Ndayishimiye a aussi appelé les administratifs et la population notamment les habitants du littoral du Lac Tanganyika à la protection de ce lac, surtout en évitant de jeter des déchets susceptibles de polluer les eaux des rivières qui se jettent dans ce lac. Aux entreprises de production, le chef de l’Etat a insisté sur le traitement des eaux usées en vue d’éviter la pollution des eaux. M. Ndayishimiye a ainsi remercié tous les partenaires dont la Banque mondiale, l’Unicef, Amazi Water et autres pour leur accompagnement du Burundi notamment dans le secteur hydrique.
De son côté, le Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique orientale et australe, Ndiamé Diop, a indiqué que le projet, PAEPA traduit l’engagement renouvelé de cette banque à accompagner le Burundi dans l’extension de la couverture et l’amélioration des services en eau de qualité.
M.Diop a également signalé que la Banque mondiale est aux côtés du Burundi dans ses efforts visant le développement des secteurs essentiels qui améliorent directement les conditions de vie des populations, avant de souhaiter plein succès pour la mise en œuvre effective dudit projet.
Claude Hakizimana
