A Rutana, des acteurs clés appellent à une meilleure adoption des pratiques agricoles et d’élevage respectueuses de l’environnement pour garantir une bonne production et préserver les ressources naturelles. L’agronome, un agriculteur et un directeur communal soulignent l’urgence de respecter les recommandations et les lois en vigueur.

L’agronome Jean Claude Ndayishimiye de Rutana a énumère les facteurs essentiels pour promouvoir les pratiques agricoles durables. Il insiste sur «le traçage des courbes de niveau sur les terrains en pente ainsi que la plantation d’arbres agro-forestiers et d’herbes fixatrices. Il faut inciter la population à éviter des feux de brousse, sensibiliser les agriculteurs à l’utilisation de la fumure organique et de la dolomie. »
L’agriculteur Etienne Ndayiragije a, quant à lui, pointé du doigt le manque de suivi des conseils. « Les agriculteurs ne respectent pas les recommandations des encadreurs agricoles. Ils ne pratiquent pas des règles qui leur sont recommandées. Nous devons respecter et suivre les directives données par les encadreurs agricoles, sinon, nous ne pouvons pas avoir une bonne. Si nous voulons une bonne production récolte, nous devons préserver l’environnement en suivant les conseils des encadreurs agricoles communaux ainsi que les moniteurs agricoles. », a-t-il expliqué.
Gerôme Nsengimana, le directeur du secteur de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage de la commune de Rutana, a rappelé l’importance du respect des lois. Il a conseillé : « Les citoyens doivent respecter les lois de l’État pour éviter de faire paître le bétail dans les zones humides (marais/vallées) ainsi qu’éviter les feux de brousse, car cela entraîne des conséquences néfastes pour le bétail et l’environnement. »
Pour illustrer ses propos, M. Nsengimana a cité l’exemple récent où
« 79 vaches ont été saisies sur la colline Nyaruganda dans la zone de Kivoga en commune de Rutana où le propriétaire a payé une amende communale. » Il a demandé aux éleveurs de nourrir le bétail à l’étable (stabulation) permanente afin de leur préserver des maladies qu’ils pourraient contracter en brousse et d’obtenir, par la même occasion, une production laitière abondante.
Jean Marie Ndayisenga
