Le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage à travers l’Igebu institut géographique du Burundi) a organisé, le jeudi 19 mars 2026, un forum national sur les perspectives climatiques de la période de mars à mai 2026 qui vont permettre aux différentes institutions et organisations de bien planifier leurs activités, de renforcer la collaboration entre les producteurs et les utilisateurs d’ informations climatiques/ météorologiques et d’envisager les actions de prévention et de gestion des catastrophes en cas d’événements hydrométéorologiques extrêmes. Ce forum avait comme thème: « les prévisions météorologiques et informations climatiques au service du développement durable et de la résilience climatique des communautés au Burundi.»

Dans son mot d’ouverture, le directeur général de l’Igebu, Augustin Ngenzirabona a indiqué que ce forum intervient dans un contexte où le Burundi fait face à des aléas climatiques de plus en plus fréquents et intenses, notamment des pluies irrégulières, des inondations et parfois des épisodes de sécheresse. Ces phénomènes ont des impacts significatifs dans le secteur clé de l’économie du pays, en particulier l’agriculture, qui occupe une grande partie de la population burundaise.
M. Ngenzirabona a aussi ajouté que le changement climatique est une réalité dans notre pays et est à l’origine des variabilités climatiques, des phénomènes météorologiques extrêmes, et en particulier les effets du phénomène El Niño, qui a causé de nombreux dégâts matériels et humains. Il est la cause des inondations, glissements de terrains, et des destructions des infrastructures diverses.
« Il faut penser aux glissements de terrains qui ont été occasionnés, les éboulements sur les routes, la destruction des écoles et des maisons, entraînant aussi les déplacements des populations, les destructions des cultures, etc. C’est dans ce contexte que l’Igebu a commencé à renforcer les capacités de son personnel, d’abord dans l’amélioration de la qualité des prévisions et d’autres informations hydrométéorologiques et climatiques, pour rendre opérationnel le système d’alerte précoce», a-t-il précisé.
La problématique du changement climatique fait partie des préoccupations du gouvernement
Du côté du secrétaire permanent au ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Emmanuel Niyungeko, il a fait savoir que la problématique du changement climatique fait partie des préoccupations du gouvernement du Burundi. C’est pourquoi il a été mis en place des documents de politique et d’orientation stratégiques nationaux sur le changement climatique et sur la gestion des risques de catastrophe. De plus, des systèmes d’adaptation et d’atténuation au changement climatique sont en cours de réalisation comme le programme de restauration des paysages naturels du Burundi, le programme d’aménagement des bassins versants et de protection des ressources en eaux et le programme de personnalisation d’un système d’alerte précoce basé sur l’amélioration de la qualité des données et des prévisions météorologiques.
M. Niyungeko a ainsi ajouté que le renforcement des services en charge de la surveillance climatique, hydrologiques et des prévisions météorologique sont indispensables en termes d’équipements modernes comme le radar météorologique et des stations automatiques et de nouvelles technologies pour avoir des produits très fiables répondant ainsi aux besoins des utilisateurs.
Il n’a pas oublié d’interpeller les partenaires techniques et financiers à appuyer ce secteur qui joue un rôle important de la mise en place d’un système d’alerte précoce, efficace et opérationnel.
Fidèle Hatangimana
