Les fidèles musulmans de la province de Gitega ont célébré, dans la matinée du 20 mars 2026, la fête marquant la fin du mois sacré de Ramadan, communément appelée Aïd el-Fitr. Les cérémonies se sont déroulées au stade Ingoma de Gitega, dans une ambiance empreinte de ferveur religieuse et convivialité.

Prenant la parole au nom de la communauté musulmane de Gitega, Ismaili Manirakiza a indiqué que le mois de Ramadan constitue une période privilégiée de rapprochement les plus démunis, notamment les orphelins et veuves. « Le jeûne est non seulement une obligation religieuse, mais aussi une occasion de renforcer la solidarité envers les personnes vulnérables », a-t-il souligné. Il n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction quant au bon déroulement de ce mois de jeûne. « C’est une grande joie pour nous d’avoir achevé cette période de jeûne dans de bonnes conditions », a-t-il déclaré, avant de préciser que la communauté musulmane de Gitega s’inscrit désormais dans la dynamique nationale de développement.
Selon M. Manirakiza, les musulmans de cette province ont répondu à l’appel du gouvernement en s’impliquant davantage dans les secteurs porteurs tels que l’agriculture et l’élevage, en particulier dans les cultures de l’avocatier et du café. « Autrefois en retrait dans le domaine agricole, nous avons pris conscience du rôle important que nous devons jouer dans le développement du pays », a-t-il affirmé. M. Manirakiza a également fait savoir que cette communauté ambitionne de contribuer à la construction d’infrastructures socio-économiques, notamment des hôpitaux modernes, écoles et unités industrielles, dans le but d’accompagner la Vision d’un Burundi émergent en 2040 et développé en 2060. Expliquant la signification de la fête de l’Aïd el-Fitr, il a indiqué qu’elle constitue une opportunité de se rapprocher davantage de Dieu à travers des actes de charité, notamment en offrant des habits neufs et repas copieux aux enfants orphelins ainsi qu’aux veuves.
Représentant le gouverneur de la province de Gitega, Gérard Nibigira, chef du cabinet a, pour sa part, salué les valeurs de solidarité et cohésion sociale qui caractérisent la communauté musulmane. « Les musulmans prônent l’amour, l’unité et la cohabitation pacifique avec les autres confessions », a-t-il relevé. Il les a en outre appelés à continuer de promouvoir la paix, conformément aux valeurs véhiculées par leur religion, tout en les encourageant à renforcer leur contribution au développement du pays. «Vous avez déjà montré votre détermination et capacité à œuvrer pour le progrès de la communauté. Il est important de maintenir cet élan », a-t-il insisté.
Amédée Habimana
