Le ministre de la Santé publique, Lidwine Baradahana a procédé, le lundi du 30 mars 2026, au chef- lieu de la province de Butanyerera à l’ouverture d’un atelier de cinq jours de planification et de budgétisation des activités de la feuille de route de la mise en œuvre de l’approche « une seule santé», une stratégie qui reconnaît l’interdépendance étroite entre la santé humaine, la santé animale ainsi que la santé végétale et environnementale.

Dans son discours, Mme Baradahana a souligné que l’approche « une seule santé » repose sur une conviction fondamentale, la santé humaine, la santé animale et la santé de l’environnement qui sont indissociable et qui doivent être protégés de manière impliquée. Selon la ministre Baradahara, cet atelier constitue une étape décisive la plus importante dans l’adoption et la mise en œuvre de l’approche « une seule santé » initié au Burundi. Car, cette dernière vise à produire des bases concrète afin de déterminer les besoins financiers, l’élaboration des documents stratégique et opérationnel, les documents de gouvernance nécessaires notamment les textes juridiques, les termes de référence et les manuels de gouvernance.
Pour elle, les crises sanitaires récentes comme le Mpox, Covid19, la peste du petit ruminant, la fièvre de la vallée du Rift et d’autres rappellent l’importance d’une action coordonnées et multisectorielle. Elle a appelé à un engagement actif dans la création d’une plateforme nationale de concertation technique, une dynamique mondiale que le pays doit se doter pour avoir un cadre formel de mobilisation des ressources et de responsabilité dans le reportage de différents incidents qui peuvent survenir dans le pays.
Un cadre de coordination capable d’harmoniser les actions
Quant à Dr Stany Nduwimana, délégué de l’OMS, cet atelier constitue l’occasion de renforcer la collaboration intersectorielle car, a-t-il, souligné, la sécurité sanitaire est une responsabilité partagée. Il vise, a-t-il martelé, à renforcer la collaboration et l’ engagement envers une approche intégrée de la santé, qui reconnaît l’interconnexion et un espace de dialogue, de décision et de coordination entre la santé humaine, animale et environnementale.
Au sujet de l’approche « une seule santé» , il a dit qu’elle doit devenir un cadre de coordination capable d’harmoniser les actions, d’assurer la cohérence et la collaboration des institutions et de guider la réponse aux menaces sanitaires. Elle s’inscrit, a-t-il ajouté, dans une dynamique beaucoup plus large. Celle qui vise à renforcer durablement la capacité nationale à prévenir, détecter et répondre efficacement aux risques sanitaires dans une logique de collaboration.
Selon lui, le Burundi a accompli des progrès notables notamment l’évaluation externe conjointe, l’élaboration du Plan d’action national de sécurité sanitaire, la mise en place du centre d’opération des urgences de santé publique et le renforcement du système national des laboratoires. Cependant, a-t-il, renchérit, les défis persistent. M. Nduwimana a relevé notamment une coordination multisectorielle encore insuffisante, des ressources humaines et financières limitées, un besoin d’ancrage institutionnel plus fort et l’absence d’une plateforme nationale « une seule santé » pleinement fonctionnelle.
Clovis Dusabe
