Bujumbura, un point de presse couplé à la remise officielle d’équipements et d’intrants pour la lutte contre le choléra s’est tenu le jeudi 2 avril 2026 dans un contexte marqué par la persistance de cette maladie. Cette activité s’inscrit dans les efforts conjoints du gouvernement et de ses partenaires pour renforcer la riposte sanitaire et prévenir de nouvelles flambées.

La ministre de la Santé publique, Lydwine Baradahana, a dressé un état des lieux préoccupant de la situation épidémiologique. Elle a indiqué que depuis janvier 2023, plus de 6 000 cas de choléra ont été enregistrés dans le pays. Face à cette réalité, elle a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités du système de santé et d’intensifier les mesures de prévention au niveau communautaire.
La représentante de l’Unicef au Burundi, France Bégin a, auparavant, souligné l’importance d’une action coordonnée et multisectorielle pour éradiquer le choléra, mettant en avant le rôle crucial de l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. Elle a réaffirmé l’engagement de cette agence onusienne à accompagner le Burundi dans ses efforts de protéger les populations les plus vulnérables, notamment les enfants.
Responsabiliser la population
La cérémonie a été marquée par la remise officielle d’importants équipements et intrants destinés à améliorer la prise en charge des patients et la prévention de la maladie. Parmi les dons figurent treize tanks pour renforcer le stockage de l’eau, deux ambulances, une table de réanimation pour bébé, une couveuse avec accessoires, un appareil de photothérapie, une table d’examen, un système de monitoring avec accessoires, ainsi qu’un scanner et divers autres matériels médicaux.
Les deux personalités ont enfin annoncé qu’à partir du 6 avril 2026, des amendes seront appliquées à toute personne ne respectant pas les consignes sanitaires établies. Cette mesure vise à responsabiliser davantage la population et à encourager l’adoption de comportements favorables à la prévention.
Alerte aussi dans certains quartiers comme Gisyo, Ku matafari, et Gisandema, pointées du doigt pour le déversement d’eaux usées dans des caniveaux, un facteur aggravant de la propagation du choléra.
Ce point de presse témoigne de la volonté des autorités burundaises et leurs partenaires de redoubler d’efforts pour contenir le choléra et protéger la santé publique.
Mynka Careille Iriho
