La Chambre fédérale de commerce et d’industrie du Burundi(CFCIB) en partenariat avec l’Unicef organise, le mercredi 22 juillet 2026, à Bujumbura, un atelier de mobilisation du secteur privé pour la production locale des premiers aliments nutritifs destinés aux nourrissons et aux jeunes enfants du Burundi. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de l’initiative panafricaine First food Africa, son but est de stimuler la production locale d’aliments complémentaires hautement nutritifs, afin de garantir que chaque jeune enfant au Burundi ait accès à une alimentation saine, abordable et de qualité.

Dans son mot d’ouverture, Olivier Suguru, président de la CFCIB, a indiqué que le Burundi affiche un taux de croissance démographique assez élevé avec un fort taux de natalité par rapport aux autres pays de l’Afrique subsaharienne. M. Suguru a fait savoir que le manque de moyens suffisants dans beaucoup de familles, surtout en monde rural, expose les nourrissons et enfants de bas âge à la malnutrition avec tout le cortège de conséquences qui s’ensuit notamment toute une panoplie de maladies infantiles. Il a aussi fait savoir que la Première Dame de la république du Burundi, Angeline Ndayishimiye, a décidé de prendre le taureau par les cornes en initiant un vaste programme de nourrissons et des enfants à l’école fondamentale en visant les localités où le taux d’abandon scolaire causé par la faim est le plus élevé. Il a aussi suggéré que l’Unicef, qui est un fonds mondial pour l’enfance, ait également pris le devant de la scène pour apporter des solutions adaptées et durables à ce fléau lié à la sous-alimentation des nourrissons et enfants à bas âge.
M. Suguru a ajouté aussi que c’est dans cette optique que l’Unicef s’est éveillé à fournir des aliments nutritifs à cette frange fragilisée des enfants à bas âge qui sont encore à un stade vulnérable de la croissance. L’objectif cardinal de cet atelier est, dans une première phase, de cibler quelques entreprises opérant dans la production des aliments fortifiés. La CFCIB et l’Unicef ont également associé les entreprises aux productions d’emballages biodégradables et, surtout, ont envie de se conformer à la vision du gouvernement du Burundi d’intégrer des projets de la dimension d’économie verte et circulaire.
En associant les entreprises locales, l’Unicef a en permanence un souci de promouvoir l’entrepreneuriat local dans un contexte de rareté de devise aujourd’hui.
Un nourrisson mal nourri connaîtra beaucoup de conséquences dans sa croissance
M. Suguru a indiqué aussi que ce projet s’inscrit dans un contexte national et continental. Il a expliqué aussi qu’un nourrisson mal nourri connaîtra un retard dans sa croissance physique, mais aussi son développement mental, intellectuel et psychologique qui s’en trouvera très affecté. «Assurer une alimentation saine et équilibrée à un nourrisson, c’est déjà poser des fondations solides, de nouvelles bases et durables d’un futur citoyen capable de servir le Burundi de demain dans sa vision 2040-2060», a-t-il dit
La représentante de l’Unicef au Burundi France Bégin, a, dans son allocution, indiqué que la nutrition est bien plus qu’un indicateur de santé. C’est un investissement stratégique dans le capital humain, la productivité et la croissance durable du pays. Elle a précisé que les 1000 premiers jours de vie sont décisifs pour le développement du cerveau, les capacités cognitives, le potentiel physique et émotionnel de l’enfant. «Investir dans cette période, c’est investir dans l’avenir du Burundi», a-t-elle insisté
Fidèle Hatangimana
:
