Lors d’un entretien accordé au journal « Le Renouveau du Burundi » le lundi 29 juin 2026, l’administration communale de Mwaro a mis en lumière la véritable dynamique agricole qui anime cette circonscription. Grâce à une forte mobilisation, la population s’investit massivement dans le thé, le café et la culture émergente de l’avocat de la variété Ruhere, transformant le paysage économique local.

Située à la croisée de deux régions naturelles distinctes, la commune Mwaro exploite désormais pleinement ses spécificités géographiques. Callixte Rwarukundo, administrateur de la commune, se réjouit ouvertement de l’étape franchie par ses administrés. Selon lui, la population est activement engagée sur le terrain. Il précise toutefois que la commune s’étend sur deux régions naturelles à savoir: le Mugamba et le Kirimiro. Dans le Mugamba, les citoyens se sont massivement tournés vers la culture du thé. À l’inverse, la partie du Kirimiro, correspondant à l’ancienne commune Kayokwe, s’est spécialisée dans la caféiculture. Selon lui, pour soutenir cette production, la commune dispose d’usines de traitement du café.
Le café et le thé, piliers traditionnels revitalisés
Gilbert Nimapagaritse, chef de département de l’eau, de l’énergie et des carrières dans ladite commune, étaye ces propos en énumérant les infrastructures disponibles : « Nous avons des usines de dépulpage-lavage du café, notamment l’usine de Gasave, l’usine de Kayokwe, et une autre à Gatwe. »
Il fait savoir que la population de Kirimiro est pleinement consciente qu’un bon entretien des caféiers constitue une source majeure de revenus. Motivées par la hausse récente du prix au kilo, les caféiculteurs ont changé de paradigme. « L’entretien des caféiers n’est plus un ordre pour eux, c’est devenu une vie », se félicite M. Nimapagaritse, ajoutant qu’ils s’y attèlent avec gaieté.
L’avocat Ruhere, la nouvelle mine d’or
Au-delà des cultures traditionnelles, la commune Mwaro mise sur une diversification stratégique. Concernant la culture d’avocat la variété appelée Ruhere, M. Nimpagaritse a indiqué que toute la population a été mobilisée pour que chaque ménage possède au moins cinq avocatiers. Cette initiative est accueillie favorablement et exécutée avec enthousiasme par les habitants, qui y voient une opportunité économique certaine.
Notre interlocuteur confirme cette ferveur générale en rappelant que l’administration, de la base au sommet, a su démontrer à la population que l’avocat Ruhere représente une nouvelle mine d’or et une source de devises qui générera bientôt d’importants revenus, au même titre que le café ou le thé.
Ce succès repose avant tout sur une forte sensibilisation. Gabriel Nimpagaritse, un citoyen de la commune, se réjouit des progrès visibles déjà accomplis. Il attribue ce succès à l’administration locale pour son travail de mobilisation. « Grâce à cette implication, nous sommes désormais tous encouragés à planter au minimum cinq avocatiers greffés ainsi que le plus grand nombre possible de caféiers». Selon lui, aucun citoyen ne reste les bras croisés, prouvant que la population a solidement pris en main son avenir économique.
Jean Marie Ndayisenga
