Le RPPCUB (Recensement des propriétaires des propriétés et parcelles dans les centres urbains du Burundi), édition 2026, constitue une étape dans la préparation d’une opération engagée par le gouvernement du Burundi en vue de la délivrance de nouveaux titres fonciers numériques et sécurisés. Les personnes concernées sont invitées à ne pas interpréter ce recensement comme une démarche destinée à attribuer ou à retirer les parcelles à leurs propriétaires. Son objectif est uniquement de dresser un état des lieux de la propriété foncière dans les centres urbains concernés. Ces précisions ont été apportées par Nicolas Ndayishimiye, directeur général de l’INSBU (Institut national des statistiques du Burundi) et secrétaire du comité de pilotage du RPPCUB, le mardi 15 juillet 2026.

Nicolas Ndayishimiye a indiqué le RPPCUB concerne les bâtiments et parcelles situés dans les principales villes du Burundi, à savoir Bujumbura, Ngozi, Gitega et Rumonge. L’objectif est d’identifier leurs propriétaires ainsi que de déterminer ceux appartenant aux particuliers, à l’État, aux entreprises privées ou aux différentes organisations. Il a précisé que ce recensement servira de base à une importante opération que le gouvernement du Burundi est en train de préparer concernant la délivrance de nouveaux titres fonciers numériques et sécurisés.
Selon M. Ndayishimiye, cette opération permettra d’identifier les personnes qui disposent déjà d’un titre foncier et celles qui n’en possèdent pas encore, afin que l’État puisse mieux préparer la délivrance de nouveaux titres fonciers modernisés. Il a expliqué que ce recensement est motivé par le grand nombre de litiges fonciers enregistrés aussi bien au service des titres fonciers qu’au ministère de la Justice. « Afin d’éviter que certaines personnes obtiennent des titres frauduleux ou que plusieurs titres soient délivrés pour une même parcelle, le Gouvernement a décidé de réorganiser entièrement le système de gestion foncière », a-t-il indiqué. Il a mis en lumière que l’objectif est de mettre en place un système moderne permettant de délivrer des titres fiables, infalsifiables et accessibles à distance grâce aux technologies numériques, sans que les citoyens soient obligés de se déplacer au service des titres fonciers. Cette réforme vise également à réduire sensiblement les conflits liés aux terres. « Une fois que nous disposerons d’une cartographie précise montrant l’évolution des villes du Burundi, l’État sera en mesure de mieux planifier et organiser leur développement », a-t-il déclaré.
M. Ndayishimiye a insisté sur le fait que ce recensement est uniquement destiné à moderniser le système de gestion des titres fonciers. « Ce recensement n’a pas pour objectif de distribuer des parcelles ni de les retirer à leur détenteur. Il vise uniquement à établir un état des lieux de la situation foncière », a-t-il précisé. Il a enfin invité la population à réserver un bon accueil aux agents recenseurs en leur fournissant des informations exactes et de s’abstenir de toute tentative de fraude, notamment en faisant recenser les parcelles qui ne leur appartiennent pas. « Nous demandons à tous de conserver leur esprit de collaboration, d’accueillir chaleureusement nos agents et de leur fournir toutes les informations qu’ils solliciteront », a-t-il conclu.
Etienne Nduwimana
