Les femmes vivant avec handicap sont des actrices du développement de leurs foyers respectifs. Certaines exercent le petit commerce, d’autres pratiquent l’agriculture, l’élevage, l’entrepreneuriat ou l’artisanat. C’est ce qu’affirme Soline Uwimana, une couturière membre de l’atelier de couture des filles vivant avec handicap, « L’espoir », se trouvant à l’avenue de la J.R.R, Rohero1 en commune Mukaza, dans une interview accordée récemment au quotidien le Renouveau

Les femmes vivant avec handicap apportent une contribution importante à la vie familiale. Elles contribuent chacune à sa façon et en fonction de sa capacité : « Les revenus issus de mon activité de couture servent à répondre aux besoins essentiels du ménage, notamment l’alimentation, les frais scolaires des enfants et les soins de santé », a fait savoir Soline Uwimana.
Aussi, les femmes vivant avec handicap jouent un rôle majeur dans la gestion du foyer. « Nous nous occupons des tâches domestiques, participons à l’éducation des enfants et contribuons à maintenir l’harmonie familiale. Notre présence et notre engagement constituent, comme les autres femmes, un poumon du foyer », a aussi signalé Mme Uwimana.
Renforcement de leur autonomie
En vue d’un échange d’expérience ou dans le cadre d’un esprit de solidarité, « certaines femmes vivant avec handicap adhèrent à des associations. Ces structures leur permettent aussi de renforcer leur autonomie et de promouvoir leurs droits » a expliqué la prénommée Nisabwe, coordinatrice national de l’association des femmes vivant avec handicap « Les vaillantes ».
Mme Nisabwe ajoute que, grâce à ces initiatives, ces femmes participent non seulement au bien-être de leurs familles respectives mais aussi au développement de leurs communautés.
Laissant entendre leur utilité pour la communauté, Palatina Bigirimana, membre de l’Association pour la soutenance de la fille handicapée (ASFHA) a souligné qu’en plus du côté financier, les actions de transformations des briquettes à l’aide des déchets a un effet positif sur l’environnement.
Pour elle, reconnaitre l’apport des femmes handicapées au foyer, c’est permettre leur inclusion sociale.
Ferdinand Hakizimana (stagiaire)
