Le Burundi accueille depuis le mardi 4 août 2026, les activités de la 11e conférence internationale sur l’incubation, l’accélération des entreprises agroalimentaires et l’exposition des produits et innovations. Cette conférence a vu la présence de visiteurs issus de différents pays membres de l’Union africaine notamment, le Nigeria, l’Angola, l’Ouganda, le Kenya, la Tunisie.

Cette conférence constitue une étape décisive dans la restructuration de l’écosystème entrepreneurial à travers le Cefore Rusi, le Paeej, la Banque d’investissement pour les jeunes, (Bije), la banque d’investissement et de développement des femmes(Bidf), l’Agence burundaise pour l’emploi des jeunes (Abej) et bien d’autres initiatives du gouvernement du Burundi qui visent à soutenir les jeunes incubateurs et industriels comme l’indique Lydia Nsekera, ministre de la jeunesse, des sports et de la culture.
«Cette conférence revêt d’importance capitale pour les jeunes en raison de sa contribution au developpement industriel inclusif et à la création d’emplois décents pour les jeunes et les femmes», indique Mme Nsekera en rappelant que cette conférence internationale est organisée sous le thème: «Faire progresser les exosystèmes d’incubation et d’accéleration pour créer des opportunités d’emplois en Afrique» .
Elle a fait savoir que l’Afrique dispose d’immenses ressources naturelles, d’une population jeune, dynamique et entreprenante, ainsi qu’un potentiel agricole exceptionnel. Elle a ajouté que transformer ce potentiel en prospérité durable exige des investissements, des partenaires solide, des politiques favorables et des structures capables d’accompagner les entrepreneurs.
Une occasion pour développer des solutions numériques
Mme Nsekera a précisé que cette conférence constitue une occasion en or de mettre en lumière et de développer des solutions numériques pour l’agro-business incluant l’agriculture de précision pour optimiser les intrants et les rendements, les plateformes de vente en ligne pour connecter les agriculteurs et les consommateurs, les systèmes d’irrigation intelligent, et l’analyse des données pour une meilleure prise de décision. Cela améliore ainsi la productivité, la durabilité et la rentabilité tout en assurant la traçabilité des produits.
Elle a terminé ses propos en indiquant que l’ambition est de batir une Afrique où les jeunes choisissent l’agriculture non pas par nécéssité mais, parce qu’elle constitue un secteur moderne, innovant et porteur d’avenir.
Après les discours, il y a eu le moment de visiter des stands pour voir les différents produits exposés dans le cadre de cette 11e conférence.
Olivier Nishirimbere
