Encadrement technique et mobilisation citoyenne mis en avant
A travers une stratégie innovation agricole, solidarité pastorale et résilience écologique, la commune Bubanza se positionne comme un moteur de la transformation économique locale. En s’appuyant sur l’encadrement technique et la mobilisation citoyenne, la commune Bubanza entend sécuriser son capital naturel pour répondre aux ambitions nationales de 2040 et 2060. Cela ressort d’un entretien accordé au journal « Le Renouveau du Burundi », le mercredi 18 février 2026, par Sylvestre Ndayishimiye, responsable du département de l’environnement, l’agriculture et l’élevage en commune Bubanza

Sylvestre Ndayishimiye, chef du département de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage, établit une feuille de route rigoureuse pour transformer l’économie locale. Il préconise une approche articulée autour de la professionnalisation des exploitants et de la redynamisation des cultures d’exportation comme le café et la canne à sucre.
Pour garantir la pérennité de ces efforts, le responsable ordonne un déploiement massif de mesures environnementales comme l’aménagement de courbes de niveau, la plantation de bambous et le reboisement des collines. Par ailleurs, il impulse une chaîne de solidarité pour le repeuplement du bétail, tout en encourageant la pisciculture moderne pour diversifier les revenus des ménages.
Des agriculteurs engagés
Sur les collines, les exploitants s’approprient ces directives pour transformer leurs pratiques quotidiennes.
Ignace Ndihokubwayo, agriculteur de la colline Mwanda, zone Muramba, révèle que son engagement repose, avant tout, sur l’assimilation des enseignements fournis par les moniteurs collinaires. Il détaille son investissement dans la valorisation des avocatiers et du café, tout en insistant sur l’importance du traçage des courbes antiérosives. Selon lui, l’adoption de ces techniques de conservation des sols constitue le moteur principal de l’accroissement de l’économie locale.
Dans la même lignée, Servais Ndayirukiye, agriculteur de la zone Kivyuka, confirme que l’implication des agriculteurs est la source même du développement durable. Il explicite sa méthode de lutte contre l’érosion et réaffirme sa volonté de suivre les instructions des agronomes communaux.
Pour concrétiser la Vision d’un Burundi émergent en 2040, M. Ndayishimiye incite chaque foyer à planter, au moins dix avocatiers, transformant ainsi chaque exploitation en un levier de croissance résilient.
Jean Marie Ndayisenga
