A l’issue des travaux rentrant dans le cadre de la 61e réunion ministérielle de l’UNSAC (Comité consultatif permanent chargé des questions de sécurité en Afrique centrale) du vendredi 29 mai 2026, des recommandations ont été formulées. Parmi ces dernières figure, notamment, la nécessité pour les Etats, avec l’appui des partenaires, de s’attaquer aux causes profondes des conflits dont la pauvreté, le déficit de gouvernance en vue de parvenir à l’édification d’une Afrique centrale pacifique, stable, intégrée et prospère et résiliente au profit des peuples.

Selon la déclaration finale de la 61e réunion ministérielle de l’UNSAC, les participants ont réaffirmé leur détermination à la promotion d’une culture de paix, de dialogue, de tolérance, de coopération et de règlement pacifique des différends. Ils ont affirmé aussi le renforcement des mécanismes régionaux de prévention des conflits, de la diplomatie préventive, de la médiation, du dialogue politique au niveau de la sous-région. Ils ont souligné aussi le renforcement des systèmes d’alerte précoce, des capacités d’analyse stratégique et prospective ainsi que des mécanismes de réponse rapide aux risques et menaces susceptibles d’affecter la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique centrale.
D’autres recommandations concernent, notamment, l’appel au renforcement de la coopération transfrontalière pour lutter contre les groupes armés, les terroristes, le transport illicite d’armes de petit calibre, la traite des personnes et l’exploitation illicite des ressources naturelles et les autres formes de criminalités transnationales organisées. ila aussi l’encouragement d’une approche inclusive associant les gouvernements, les organisations régionales, les communautés locales, la société civile ainsi que les partenaires internationaux au processus de prévention, de médiation et de la consolidation de la paix.
Les participants ont également souligné la nécessité pour les Etats avec l’appui des partenaires, de s’attaquer aux causes profondes des conflits notamment la pauvreté, les inégalités, l’exclusion sociale, les tensions communautaires, les déficits de gouvernance, les vulnérabilités socio-économiques, les discours de haine et les défis liés à la gestion durable des ressources naturelles.
Le développement durable, la justice sociale, le respect de l’Etat de droit, la protection des droits humains, le renforcement des institutions et la résilience face au changement climatique demeurent essentiels à la prévention durable des conflits.
Bâtir une Afrique centrale paisible et prospère
Les Etats membres, avec l’appui des partenaires concernés ont été invités à assurer le suivi effectif et la mise en œuvre des recommandations issues de cette session. Ils ont réaffirmé leur détermination à bâtir une Afrique centrale paisible, stable, intégrée et prospère et résiliente au profit des peuples.
En clôturant les travaux, le ministre en charge des affaires étrangères, Edouard Bizimana a laissé entendre que lors des travaux de la 61e session de l’UNSAC, les discussions ont révélé que les défis auxquels l’Afrique centrale demeure confrontée dépassent les frontières nationales et appellent à des réponses collectives, coordonnées et solidaires. Selon lui, les menaces liées au terrorisme, à l’extrémisme violent, aux conflits persistants, aux déplacements forcés des populations, etc. exigent une vigilance constante et une coopération renforcée.
Claude Hakizimana
