Les élus du peuple se sont réunis en séance plénière, le mercredi 8 avril 2026 au palais des congrès de Kigobe. L’analyse avant adoption, du projet de loi portant modification de la loi n1/08 du 23 avril 2012 portant organisation du secteur semencier végétal était au programme du jour. Selon le ministre de l’Environnement, l’agriculture et l’élevage, Calinie Mbarushimana, la modification de la loi régissant le secteur semencier a été repensée pour restructurer davantage ledit secteur en alignement avec les objectifs nationaux de développement durable.

Selon Mme Mbarushimana, dans son exposé des motifs la modification de la loi sur le secteur semencier végétal s’inscrit dans le cadre de la réponse aux défis émergents dans ledit secteur. Il s’agit aussi d’une occasion d’aligner le cadre législatif sur les objectifs de développement durable et de sécurité alimentaire du pays. Et d’ajouter que le projet de loi portant modification de la loi régissant le secteur semencier végétal propose une modernisation approfondie pour aborder les défis spécifiques du secteur et promouvoir une agriculture durable et inclusive.
« La nouvelle loi vise à aligner le secteur semencier végétal avec les objectifs nationaux de développement durable, intégrant une vision stratégique à long terme pour le secteur. Il s’agit également d’une approche permettant de mieux répondre aux besoins croissants en matière de qualité et de disponibilité des semences. C’est aussi une opportunité de renforcer le cadre organique et soutien à l’innovation pour surmonter les obstacles de faible qualité des semences et le défis d’accès aux semences améliorées. Il s’agit d’une introduction des mécanismes renforcés pour soutenir l’industrie semencier » , a déclaré Mme Mbarushimana.

Renforcer le programme national de subvention des semences
Mme Mbarushimana a fait savoir que le projet permettra aussi de renforcer le programme national de subvention des semences dans lequel l’Etat s’implique actuellement à 40% pour permettre aux agriculteurs d’accéder aux semences à un prix abordable. Ce projet de loi permettra également la participation des opérateurs privés dans la production et la commercialisation des semences de haute qualité. Il permettra également de clarifier le rôle et les responsabilités des différentes institutions publiques et parapubliques dudit secteur. La promotion de l’utilisation et la conservation des semences indigènes et la production des semences maïs hybrides au niveau national a été également revue pour modifier la loi régissant le secteur semencier végétal au Burundi.
S’agissant de l’augmentation de la production du maïs, elle a fait savoir que la population a besoin des séance de sensibilisation et de changement de mentalité pour savoir comment cultiver le maïs et surtout le maïs local. Et d’ajouter que le maïs traditionnel, une fois amélioré peut donner un meilleur rendement que le maïs Pan53. Il suffit seulement de bien cultiver cette variété sur les normes standards pour avoir une bonne récolte.
Dans le cadre de développer et de renforcer le secteur semencier, le président de l’Assemblée nationale, Daniel Gélase Ndabirabe a interpellé les concernés à mettre un accent particulier sur la recherche scientifique pour garder les souches fortifiées des semences. En plus de cela, privilégier la recherche permettra d’avoir des semences de qualité mais aussi d’être loin de la dépendance des semences venues de l’extérieur.
Après analyse et amendements par les députés, le projet de loi portant modification de la loi sur le secteur semencier végétal a été adopté à l’unanimité.
Laurent Mpundunziza
